Un propriétaire à Bergerac a adopté une méthode radicale pour expulser des locataires récalcitrants, refusant de quitter son bien malgré la fin de leur bail. Après avoir cohabité avec eux pendant plusieurs jours, il a finalement décidé d’installer une caravane dans son jardin pour faire pression. Cette stratégie lui a permis d’obtenir gain de cause, rapporte TopTribune.
Jimmy Lestage, de retour en France après deux ans passés au Canada, a été contraint de renoncer à son projet de tranquille retour chez lui. Face à l’incapacité de ses locataires à libérer les lieux comme prévu, il a opté pour un changement de stratégie. L’histoire de cet homme a été relayée par d’autres médias, qui ont rapporté son mail désespéré dans lequel il affirmait se retrouver sans logement.
Le propriétaire a d’abord partagé son espace avec ses squatteurs pendant deux jours, avant que la police ne le dissuade de poursuivre cette cohabitation peu conventionnelle. Pour intensifier la pression sur les occupants, il a déclaré : « J’ai décidé de mettre une caravane devant le portail », une décision visant à marquer son territoire et à les inciter à partir.
« Ils m’ont dit qu’ils partaient »
Ce conflit a alors pris une tournure psychologique, avec une escalade des tensions entre Lestage et ses locataires. Il a découvert que ces derniers avaient rouvert un compteur d’eau à son nom, entraînant des frais de plus de 2 000 euros. En riposte, l’eau a été coupée, et les occupants ont privatisé l’électricité de la caravane. Pour riposter, Lestage a réduit la puissance de son électricité, provoquant des coupures répétées dans la maison. « Quelques jours après, ils m’ont dit qu’ils partaient », a-t-il déclaré.
Finalement, Lestage a réussi à récupérer son bien, mais celui-ci était dans un état déplorable, avec des réparations estimées à plus de 40 000 euros. Malgré les damages, il se dit satisfait d’avoir pris les devants pour éviter une situation prolongée qui aurait pu l’amener à se retrouver à la rue avec sa fille.