Lors d’un dîner dans un restaurant à Roquebrune-Cap-Martin le dimanche 11 août, un homme a découvert une langouste vivante sur un plateau. Le militant animaliste Stéphane Lamart a décidé de racheter ce crustacé pour 300 euros afin de le remettre à la mer, rapporte TopTribune.
Ce crustacé, qui devait être servi à un client, a finalement échappé à son triste sort. La scène s’est déroulée dans la soirée dans un restaurant bien connu de la région, comme l’a rapporté un média local. Lamart, président-fondateur de son association de défense des animaux, affirme avoir vu la langouste encore vivante sur un plateau entouré de poissons morts.
« Je l’ai vue vivante en train de bouger ses antennes et j’ai immédiatement pété un câble », raconte Lamart, âgé de 44 ans. Il a demandé au personnel du restaurant le prix du crustacé, qui était de 300 euros le kilo. Après des négociations, il a obtenu un accord avec l’établissement. La langouste a été mise de côté jusqu’à la fin du repas, avant que Lamart ne règle le montant pour pouvoir la libérer.
« Je suis allé voir le personnel pour régler la somme et la récupérer sur un plat avant de la rejeter à côté du restaurant, dans la mer », explique le militant. Il a également noté la réactivité du crustacé au moment de son immersion dans l’eau : « Sa queue s’est remuée à l’approche de l’eau quand je m’apprêtais à la relâcher. Ce sont des crustacés extrêmement sensibles, et elle n’avait qu’une envie, c’était de repartir dans son milieu naturel. »
« Tout s’est très bien passé »
L’épisode a profondément marqué Stéphane Lamart, qui reconnaît avoir éprouvé de la colère au début de la soirée. Toutefois, il salue la réaction du personnel du restaurant, qui a compris son initiative malgré sa surprise. Selon ses dires, le personnel lui aurait également signalé qu’il était la deuxième personne à acheter un crustacé vivant pour le sauver.
Ce militant souhaite relancer le débat sur les méthodes d’abattage des crustacés. Il plaide pour une évolution des pratiques dans certains établissements, déclarant : « Je me bats pour que ces crustacés ne soient plus ébouillantés ou subissent un coup de couteau », en appelant à une méthode d’abattage « rapide ».