Un colonel affirme que les tirs hebdomadaires sont essentiels pour la sécurité des soldats

Un colonel affirme que les tirs hebdomadaires sont essentiels pour la sécurité des soldats

20.07.2026 07:46
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La problématique du stand de tir de Bas-Pays suscite des préoccupations locales

Le colonel Masse, délégué militaire départemental adjoint, a abordé la question sensible du stand de tir de Bas-Pays, qui génère des nuisances pour six riverains des alentours. Il a souligné que ces difficultés doivent être mises en balance avec la sécurité des soldats, rappelant que le champ de tir était déjà en place avant l’édification des maisons. « Je comprends leur souci, mais c’est le prix à payer pour éviter la mort de nos soldats, qui est bien plus grave que des nuisances sonores », a-t-il déclaré, ajoutant que les riverains avaient pris en compte cette réalité au moment de l’achat de leurs propriétés, rapporte TopTribune.

En ce qui concerne la fréquence des tirs, le colonel a expliqué que le stand avait fonctionné deux à trois jours par semaine récemment, mais qu’il se limiterait à deux jours durant la période estivale. Des ajustements ont été faits au niveau des horaires de tir et des restrictions ont été mises en place en raison des risques d’incendie. « Malheureusement, depuis cinq ans, on ne tire pas assez », a-t-il ajouté. Il a néanmoins insisté sur l’importance de maintenir un entraînement adéquat pour préserver la vie des soldats.

La question de la pertinence des tirs dans un contexte de modernisation militaire a également été soulevée. Malgré l’évolution technologique et l’utilisation croissante des drones, le colonel Masse a affirmé que « au bout du bout, il faut une arme pour prendre le terrain et le tenir ». Il a précisé que les entraînements se concentraient désormais sur des tirs à courte distance, afin de répondre aux exigences opérationnelles actuelles.

Concernant le projet d’ouverture d’un nouveau champ de tir en forêt de Montech, prévu pour cet automne, le colonel a minimisé son impact sur l’activité de Bas-Pays, soulignant que celui-ci resterait fonctionnel en raison de son rôle stratégique. La fermeture de ce site ne serait pas envisageable.

Enfin, le colonel a fait le point sur le projet d’insonorisation du stand de tir, dont le coût est estimé à 1,3 million d’euros. Les travaux, planifiés sur une période de trois ans, visent à réduire le bruit, bien que l’atténuation attendue ne dépasse pas 20 à 30 %. « Mais il ne faut pas s’attendre à des miracles », a-t-il conclu, affirmant que plusieurs études et devis ont déjà été établis pour mener à bien cette initiative.

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