Olivier Faure évoque l'avenir du PS après 10 ans de macronisme lors des journées d'été à Blois

Olivier Faure évoque l’avenir du PS après 10 ans de macronisme lors des journées d’été à Blois

29.08.2026 19:37
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«Un autre futur est possible», a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, en clôture des journées d’été du PS, estimant que le «bloc central va s’effondrer» après 10 ans de macronisme, rapporte TopTribune.

Olivier Faure a critiqué l’action d’Emmanuel Macron, affirmant qu’il a manqué son rendez-vous avec l’histoire et la quête de justice des Français. «C’est terminé. Ses anciens Premiers ministres pourront se couvrir de cendres, c’est terminé. Le bloc central va s’effondrer. C’est terminé !», a lancé le leader socialiste devant plusieurs centaines de militants, qui scandent son nom, en l’absence de tous les candidats à la primaire, à l’exception de Ségolène Royal.

«La seule question est désormais de savoir qui sera chargé de reconstruire», a-t-il ajouté, promettant que le PS serait «au rendez-vous» de la présidentielle et qu’il défendrait «la loi du plus juste».

Un fonds national pour les plus modestes

À quelques semaines de l’examen du dernier budget de l’ère Macron, Olivier Faure a averti qu’il censurerait le budget «si la copie qui sort des débats est celle de Messieurs (Gabriel) Attal et (Édouard) Philippe avec le soutien de l’extrême droite». Il a insisté sur le fait que le PS n’a «jamais refusé» le dialogue sur le budget, mais qu’il viendrait avec ses propositions. Il s’est montré sceptique quant à la capacité du Premier ministre «d’imposer à ses deux prédécesseurs à Matignon le moindre compromis», tandis que les candidats du bloc central cherchent à rapprocher le net du brut par une baisse des cotisations sociales.

Un candidat qui ne s’est pas encore déclaré

Olivier Faure, qui devrait rapidement annoncer sa candidature à la primaire de la gauche socialiste et démocratique, a également présenté plusieurs propositions, dont la création d’un «fonds national qui permette aux familles les plus modestes de faire leurs courses à des tarifs réduits pour une nourriture en quantité et en qualité suffisantes» et la mise en place d’un grand service public de la lecture.

À la suite de la crise climatique de l’été, il a plaidé pour «créer un grand fonds national et européen doté de ressources permanentes permettant d’investir sur 20 ou 30 ans» dans la transition écologique, tout en appelant à suspendre le versement de dividendes pour les entreprises qui ne s’engagent pas pleinement dans leur transformation écologique.

En ce qui concerne les échéances électorales, il a conseillé aux partisans de ne pas prêter attention «aux ricaneurs, aux analyses, aux sondages», évoquant le parcours de François Hollande, qui a commencé à 3 % avant de devenir président de la République. «Rien ne se passe jamais comme prévu !», a-t-il conclu, malgré sa position actuelle à seulement 5 % dans les sondages.

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