Dans un lotissement du Morbihan, la présence récurrente d’un blaireau suscite l’inquiétude des habitants. À Grand-Champ, cet animal sauvage cause des dégâts matériels et provoque des frayeurs nocturnes chez les riverains. Des clôtures endommagées, des animaux domestiques attaqués, et des rencontres effrayantes alimentent les préoccupations des résidents, rapporte TopTribune.
Ce blaireau, dont les allées et venues perturbent la vie quotidienne, a été décrit par les voisins comme une source de terreur. Un habitant a signalé des coupures sur sa clôture et une agression envers son chien, l’obligeant à rentrer précipitamment. Il décrit les griffes de l’animal comme menaçantes et reste particulièrement préoccupé par la sécurité des enfants jouant dans les jardins.
« Mon conjoint l’a vu partir avec » la poule
Émilie, une autre résidente, évoque des incidents similaires, y compris une expérience où sa fille a été poursuivie par le blaireau alors qu’elle se rendait à l’école. Elle affirme que cet animal a tué l’une de ses poules, un événement qu’elle n’est pas prête d’oublier, son partenaire ayant été témoin de la scène nocturne. Cependant, un voisin suggère qu’il pourrait s’agir d’une fouine, remettant ainsi en question la responsabilité du blaireau.
Un comportement lié à la canicule ?
Face à cette situation, les riverains demandent le déplacement du blaireau loin des zones habitées. Benoît-Raphaël Castelain, président d’une société de chasse et élu local, indique que ce comportement pourrait être attribué à la canicule, poussant les animaux à chercher de l’eau et de la nourriture près des habitations. Il explique que les problèmes surviennent principalement lorsque les conditions environnementales deviennent difficiles.
Les autorités de la municipalité rappellent les restrictions légales concernant la neutralisation de l’animal, nécessitant une décision préfectorale préalable. En attendant, elles incitent les habitants à fournir des preuves visuelles pour faire avancer le dossier auprès des autorités compétentes. Castelain conclut que laisser l’animal tranquille pourrait être la meilleure solution, espérant qu’il regagnera son habitat naturel lorsque les températures baisseront.