Un Belge ayant tenté d’obtenir son code de la route en faisant passer un ami pour lui a été condamné à six mois de prison ferme, après que son stratagème a été découvert lors de l’examen. En 2024, un cuisinier bruxellois avait élaboré un plan audacieux, mais un détail crucial a mis fin à son escapade, rapporte TopTribune.
Le complice s’était présenté au centre d’examen de Louvain-la-Neuve avec la carte d’identité de son ami, dans le but de répondre à sa place aux 50 questions à choix multiples de l’épreuve théorique. Initialement, le plan semblait bien fonctionner, permettant au faux candidat de traverser tous les contrôles sans éveiller de soupçons.
Ce processus a été perturbé lorsqu’un employé lui a demandé de confirmer des informations personnelles, notamment sa date de naissance. Le complice n’ayant pas préparé cette question, il a paniqué et s’est enfermé dans les toilettes avant de s’enfuir.
Six mois de prison ferme
La situation a conduit à une poursuite judiciaire en Belgique, où le véritable candidat a été condamné à six mois de prison ferme. En appel, il a tenté de faire valoir que la fraude n’était pas préméditée, affirmant que son ami avait proposé de passer l’examen sur un coup de tête.
Son avocat a soutenu que si le plan avait été préparé, le complice aurait dû connaître la date de naissance. Malgré cela, la cour a maintenu la peine, mais a proposé un sursis.
Et en France, que risque-t-on ?
En France, toute épreuve du permis de conduire passée avec des « fausses indications d’identité » ou avec l’aide frauduleuse d’un tiers est annulée. De plus, un permis obtenu frauduleusement peut entraîner des poursuites pénales. Selon le Code pénal, se faire délivrer indûment un document administratif peut mener à une peine de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Ainsi, solliciter un ami pour passer l’examen peut coûter plus cher qu’une nouvelle inscription.