
L’ancien footballeur international Samir Nasri, âgé de 38 ans, fait l’objet d’une enquête fiscale en raison d’opérations que l’administration fiscale française considère comme suspectes. Réputé pour ses performances avec l’Olympique de Marseille et Manchester City, ainsi que pour avoir été sélectionné 41 fois en équipe de France, Nasri se retrouve aujourd’hui dans une situation juridique délicate. Le cœur du litige concerne son statut de résident fiscal. Bien qu’il affirme résider à Dubaï, les autorités françaises contestent cette affirmation, rapporte TopTribune.
Les exigences du fisc
Le principal point de contention concerne une créance fiscale estimée à 5,51 millions d’euros, qui se divise en deux parties : un rappel d’impôt sur le revenu s’élevant à 5,25 millions d’euros pour la période 2020 à 2022, et un rappel lié à la fortune immobilière (IFI) de 82 000 euros pour les années 2019 à 2025. Pour assurer le recouvrement de cette somme, les autorités ont adopté des mesures judiciaires strictes, incluant la mise en hypothèque d’un bien en France et la saisie des comptes bancaires de Samir Nasri auprès d’Edmond de Rothschild, selon des sources fiables.
Le 12 mars, le Tribunal judiciaire de Paris a confirmé ces mesures conservatoires, soulignant un manque de transparence de la part de l’ancien joueur, notamment en raison de l’omission dans la déclaration de huit comptes bancaires. La situation s’est aggravée lorsque l’administration a lancé un redressement fiscal, considérant que les intérêts significatifs de Nasri se trouvent principalement en France.
Les éléments de preuve et la défense
Parmi les preuves avancées par l’administration pour rapprocher Nasri de la France figurent trois biens immobiliers qu’il possède sur le territoire national, son activité de consultant pour Canal+ depuis fin 2021, ainsi que des données de séjours en France variant de 126 à 208 jours par an entre 2021 et 2023. Les relevés de Deliveroo indiquent 212 repas commandés à Paris en 2022, ce qui illustre son mode de vie parisien aux yeux des enquêteurs.
En réponse à ces accusations, Samir Nasri défend sa position vigoureusement. Son avocat fiscaliste, Lyès Kaci, fait état d’une insécurité juridique et souligne que ses revenus en France sont déjà soumis à l’imposition. Par ailleurs, Nasri soutient que le Royaume-Uni gérait sa situation fiscale lors de son déménagement aux Émirats, remettant ainsi en question la légitimité des revendications fiscales françaises selon sa défense.