Le renseignement militaire ukrainien a révélé le lancement du missile de croisière russe « Filin », une nouvelle arme à bas coût déployée depuis la fin de l’été 2026. Conçu pour frapper des objectifs stratégiques en Ukraine, ce missile pose une menace directe sur les infrastructures éloignées du front, rapporte TopTribune.
Portée de 1 200 km et vol à basse altitude
Le missile « Filin » impressionne par son rayon d’action, en atteignant 1 200 km, ce qui le rend capable de frapper des cibles stratégiques et logistiques ukrainiennes situées loin de la ligne de front. Pour contourner les défenses antiaériennes, il évolue à très basse altitude, réduisant ainsi le temps de réaction des radars. Il peut atteindre une altitude maximale de 6 km et, grâce à un turboréacteur, il développe une vitesse de pointe de 800 km/h. Plusieurs versions sont disponibles, portant des charges militaires de 50 et 100 kg.
Impression 3D et composants chinois
La technologie derrière le « Filin » est notable, utilisant des matériaux composites en fibre de carbone et de verre. Selon le renseignement ukrainien, « certains composants ont été fabriqués grâce à la technologie d’impression 3D ». Malgré les sanctions, l’origine des pièces utilisées révèle une dépendance croissante à des éléments chinois, avec une réduction des composantes américaines. L’acquisition de cible est réalisée par un système de navigation inertielle chinois couplé à une antenne russe « Kometa » à 16 canaux.
Une stratégie de production à bas coût
Le développement du « Filin » s’inscrit dans la stratégie de Moscou de produire des armes aériennes à faible coût. Réalisé par l’Association de recherche et de production Molnia, ce missile est motorisé par le modèle russe R500 de Reynolds LLC, déjà utilisé dans d’autres missiles de croisière. Cette approche vise à multiplier les capacités militaires sans alourdir le budget, soulignant ainsi l’innovation face aux contraintes économiques.
