Transfert contesté de huit dauphins de Marineland vers Malaga : des associations dénoncent un scandale d'État

Transfert contesté de huit dauphins de Marineland vers Malaga : des associations dénoncent un scandale d’État

23.07.2026 10:06
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Des opérations controversées ont débuté ce mercredi soir pour transférer huit des douze dauphins du Marineland d’Antibes vers un parc zoologique à Malaga, en Espagne, selon des associations de défense des animaux. Ce transfert est perçu comme une violation de la loi de 2021 interdisant la détention de cétacés en captivité, dénonce l’association Sea Shepherd France, rapporte TopTribune.

Des vidéos diffusées montrent des dauphins placés sur des brancards souples, manipulés par une grue pour être chargés dans des camions spécialement équipés pour le transport d’animaux. Selon ces associations, les animaux ont été transportés vers l’aéroport de Nice, proche de Marineland, en vue de prendre un vol pour Malaga. Les huit cétacés pourraient revenir en France dans un centre d’accueil en projet au zoo de Beauval.

« Un scandale d’État »

L’association One Voice a qualifié cette opération de « scandale d’Etat, une honte orchestrée par l’argent et un voyage à haut risque pour des animaux dont la sécurité n’est pas assurée ». La direction de Marineland n’a pas confirmé immédiatement le départ. Dans un communiqué plus tôt dans la journée, la direction avait précisé qu’elle ne communiquerait qu’une fois le transfert effectué pour des raisons de sécurité, tout en confirmant que le transfert se déroulerait durant la nuit pour éviter des conditions climatiques défavorables.

De plus, les quatre dauphins restants sont prévus pour être transférés vers un parc à Valence, en Espagne. Quant aux deux orques de Marineland, leur départ vers le Loro Parque de Tenerife, aux îles Canaries, a été reporté de plusieurs mois, d’après la direction du parc, en raison de négociations toujours en cours avec le parc espagnol.

La polémique entourant ces transferts met en lumière les tensions croissantes entre les organisations de bien-être animal et les structures de loisirs marins en France. Cela survient à un moment où la législation sur la protection animale est de plus en plus scrutée, et où les attentes du public concernant le traitement des animaux en captivité évoluent rapidement.

Nombreux sont ceux qui soulignent que ces dauphins ont passé toute leur vie en captivité et que les risques associés à leur transport en sont amplifiés, tant sur le plan physique que psychologique. L’opération est d’autant plus controversée qu’elle n’a pas été accompagnée d’une communication claire ni d’une validation par les autorités compétentes.

Les défenseurs des animaux craignent que ce transfert soit uniquement motivé par des raisons financières plutôt que par un souci du bien-être animal. La communication de Marineland, qui se borne à des mises à jour sporadiques, n’a fait qu’attiser les soupçons autour de cette opération.

La problématique des dauphins en captivité et du traitement éthique des animaux marins est plus que jamais d’actualité. Dans une société où les standards de bien-être animal sont en constante évolution, l’attitude des parcs marins doit être réévaluée à la lumière des mouvements de protection animale qui prennent de l’ampleur.

Cette affaire met en exergue le besoin urgent d’une réglementation plus stricte en matière de protection des animaux marins, ainsi que des pratiques transparentes de la part des établissements qui les détiennent. À la lumière des récents événements, il semble que le dialogue entre les autorités, les défenseurs des animaux et les établissements de loisirs marins doit être renforcé pour garantir une meilleure protection des cétacés en captivité.

En écho aux inquiétudes exprimées, il est essentiel que la société civile continue d’exercer une pression sur les décideurs afin de promouvoir une approche éthique et responsable vis-à-vis du bien-être animal et de la conservation des espèces.

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