Temps de travail prolongé : les raisons de l'inquiétude suscitée par la récente décision du Sénat

Temps de travail prolongé : les raisons de l’inquiétude suscitée par la récente décision du Sénat

26.11.2025 10:26
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Dans le cadre des discussions entourant le budget de la Sécurité sociale, le Sénat a adopté un amendement visant à augmenter la durée de travail annuel des employés de 12 heures supplémentaires par an, rapporte TopTribune. Cette initiative, bien que principalement symbolique, s’inscrit dans un contexte économique difficile, exacerbé par le décifict de la Sécurité sociale, et suscite des débats intenses au sein de la classe politique française.

Olivier Henno : l’architecte de l’amendement

Le sénateur centriste Olivier Henno, représentant l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI), est à l’origine de cet amendement. Son intention est de faire passer la durée de travail de 1 607 heures par an à 1 619 heures par an, sans altérer la durée de travail légale de 35 heures par semaine. M. Henno défend sa proposition en affirmant que « la création de richesses est essentielle à la prospérité », soulignant l’importance d’augmenter le temps de travail pour dynamiser l’économie. Il estime également que ces douze heures supplémentaires pourraient générer un retour supérieur à 10 milliards d’euros par an, contribuant ainsi aux économies publiques.

Pour assurer une adoption flexible, il est prévu que la mise en œuvre de cette initiative soit confiée aux partenaires sociaux, c’est-à-dire aux syndicats et aux employeurs, plutôt que d’être imposée directement par la législation.

Un vote controversé et des échanges politiques tendus

Le scrutin a eu lieu au Sénat le 22 novembre 2025, avec l’amendement adoptée par 199 voix pour contre 135 voix contre. Cette majorité a émergé d’une coalition entre les partis de droite et du centre. Néanmoins, l’avenir de cet amendement semble incertain, la majorité des parlementaires craignant l’impossibilité d’un accord avec l’Assemblée nationale concernant le budget de la Sécurité sociale pour 2026.

Cette mesure a rencontré une forte résistance, notamment de la part de la gauche, qui la juge « arbitraire et injuste ». Le gouvernement a également exprimé son désaccord, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, qualifiant la proposition de « lourde » tout en suggérant que discuter de ces enjeux lors de la conférence sociale Travail et retraites, programmée pour le 5 décembre 2025, pourrait être plus approprié.

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