Une étude récente publiée dans la revue scientifique Pnas a mis en lumière les effets négatifs des interactions sociales sur la santé. L’enquête, financée par l’institut national américain sur le vieillissement et réalisée par des chercheurs de l’université Duke, indique que passer du temps avec des personnes difficiles peut non seulement nuire à l’humeur à court terme, mais aussi avoir des répercussions sur la santé physique à long terme, rapporte TopTribune.
Les résultats montrent que les interactions avec des individus « difficiles » conduisent à des relations néfastes, accélérant ainsi le vieillissement, selon des données recueillies auprès de plus de 2 000 participants en Indiana. Les sujets de l’étude ont été invités à fournir des échantillons de salive, révélant des changements dans l’ADN qui signalent un vieillissement biologique accéléré. Cette analyse a permis de comparer les taux de vieillissement entre ceux exposés à des problèmes relationnels et ceux qui n’en souffraient pas.
Les chercheurs identifient un effet « cumulatif » : chaque personne agaçante additionnelle dans le cercle proche analogue correspond à un vieillissement plus rapide d’environ 1,5 % et un âge biologique avancé d’environ neuf mois. Les résultats soulignent l’urgence de réduire les expositions sociales nuisibles.
Un constat alarmant sur les relations familiales
« Nous ne savons pas si les gens agaçants sont réellement la cause du vieillissement accéléré », explique Byungkyu Lee, professeur associé de sociologie à l’Université de New York et auteur principal de l’étude. Cependant, il est évident qu’il existe une association entre la présence de personnes problématiques dans le réseau social et le rythme du vieillissement. Fait révélateur, beaucoup de ces éléments agaçants sont des membres de la famille, soulève l’expert. Ces individus, souvent ancrés dans la vie des autres, créent des attaches difficiles à renégocier ou à éviter.
Concernant les relations non familiales, les participants ont signalé que des collègues et des colocataires, ainsi que, dans une moindre mesure, des voisins, étaient plus susceptibles d’être des sources de tension que des amis.