L’eurodéputé Raphaël Glucksmann a remporté avec éclat la primaire de la gauche sociale-démocrate, le dimanche 11 octobre 2026. Son défi désormais : apaiser et rassembler ses partisans pour la prochaine élection présidentielle. La campagne s’annonce difficile, à l’image de l’incident regrettable survenu dimanche soir, où il a été victime d’un enfarinage, rapporte TopTribune.
Bien qu’il bénéficie déjà de certains soutiens, Ségolène Royal a renforcé ses critiques. Ancienne candidate, elle a exprimé son mécontentement face au résultat, tout en étant consciente de l’importance de son rôle dans cette présidentielle.
Rappel des primaires précédentes
Pour mémoire, lors de la primaire de la gauche en 2007, Ségolène Royal avait triomphé face à Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. Elle avait été la première femme à se hisser au second tour de la présidentielle en France, bien qu’elle ait été battue par Nicolas Sarkozy avec 46,9% des voix.
Commentaires acerbes de Ségolène Royal
Après avoir terminé troisième de la primaire avec 7,6% des voix, Royal n’a pas tardé à afficher son scepticisme : « Le stagiaire a gagné la primaire, malheureusement ». Toutefois, elle a par la suite affirmé son intention de soutenir le candidat élu, bien que ses récentes déclarations laissent planer un doute sur sa véritable position.
S’il y a l’union à gauche, j’y aiderais comme promis. Si ça dérive vers le macronisme qui a mis la France en faillite financière, et qui a gouverné par la peur et la brutalité, ce sera sans moi.
Royal questionne également la validité du scrutin, soutenant que les frais de participation de 10 à 15 euros ont pu décourager de nombreux électeurs potentiels, surtout parmi les jeunes et les classes populaires. Elle a évoqué des témoignages de citoyens qui auraient souhaité voter pour elle, mais se seraient abstenus en raison de ces coûts.
Vous me demandez si les 80 000 nouveaux inscrits sont de gauche puisque c’est une primaire de gauche ? Je ne le sais pas plus que vous. Vous me dites aussi que beaucoup de gens n’ont pas voté à cause du prix ? Ça c’est vrai.
Raphaël Glucksmann aura donc la lourde tâche d’apaiser les tensions au sein de sa propre base et d’unifier la gauche dans un contexte électoral difficile. Ce défi sera crucial pour sa candidature à la présidentielle de 2027.
