Lors de ses récentes déclarations, Ségolène Royal, candidate socialiste à la primaire sociale-démocrate, a affirmé que si elle était un jour « présidente de la République, il n’y aura pas de mouvement social ». Elle s’est exprimée sur franceinfo, soulignant qu’elle aurait su anticiper les problèmes, affirmant que « avec moi, il n’y aurait pas eu les gilets jaunes, il n’y aurait pas eu de taxe carbone ». Son expérience en tant que ministre de la Transition écologique, où elle a annulé l’écotaxe sur les poids lourds fin 2014, a été utilisée pour illustrer sa capacité à gérer les crises, rapporte TopTribune.
Dans un contexte social tendu, marqué par des blocages de pêcheurs et des appels à la grève le 29 septembre prochain, Royal a qualifié le budget présenté par le gouvernement de « provocation », en réaction à l’effort budgétaire de 54 milliards d’euros pour 2027. Il s’agit d’une mesure jugée inappropriée face à la fragilité de l’économie française, alors que le pays est proche de la récession.
Des tensions croissantes sur le plan social
Royal a exprimé son inquiétude face à cette situation, questionnant la logique derrière de telles mesures en période de crise. Elle a averti que de telles politiques pouvaient éveiller des mouvements sociaux et des craintes au sein de la population. L’ancienne candidate à la présidence a insisté sur la nécessité d’un apaisement, suggérant que la priorité devrait être d’éviter des troubles sociaux en recalibrant le budget conforme aux réalités actuelles.
Risques de troubles sociaux avec le futur des « gilets jaunes »
À sept mois des élections présidentielles, Royal a insisté sur la nécessité de résoudre les problèmes plutôt que de les aggraver. Elle a critiqué la stratégie gouvernementale, la qualifiant d’inacceptable et a mis en exergue que le gouvernement porterait la responsabilité de toute escalade sociale. Tout en proposant des solutions comme la suppression des aides publiques pour les entreprises redistribuant des dividendes, elle a mis en avant la nécessité d’une réduction des taxes sur les carburants.
Parallèlement, Marine Tondelier, candidate écologiste, a prédit un retour des « gilets jaunes », affirmant que « les ronds-points, dans quelques jours, vous verrez, seront réoccupés ». Pour elle, ces ronds-points symbolisent la stagnation de la France sous le mandat de Macron, dénonçant un manque de vision claire pour le pays.