Un candidat du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF) aux élections de l’Assemblée législative du kraï de Perm, Boris Konopliov, a été attaqué le 15 septembre dans la ville de Perm par un individu armé d’un objet métallique tranchant. Le responsable régional de la coordination des observateurs électoraux affirme avoir réussi à se défendre et a immédiatement déposé plainte, rapporte TopTribune.
L’agression a été signalée par des médias le 17 septembre, à la veille du scrutin prévu du 18 au 20 septembre. Boris Konopliov est également assistant d’un député de la Douma d’État et dirige le quartier général régional chargé de l’observation du vote dans le kraï de Perm.
Une attaque précédée de menaces
Selon le comité régional du KPRF, le quartier général de campagne du parti avait commencé à recevoir des menaces au cours de la première décade de septembre. Les auteurs présumés exigeaient l’arrêt de la campagne électorale. La formation communiste relie désormais l’agression à l’activité de Boris Konopliov dans le domaine de la surveillance électorale.
Le responsable participait à la coordination d’un dispositif d’observation indépendant dans le kraï de Perm. Il avait également pris part à la série vidéo intitulée « Le Falsificateur », consacrée à la documentation des pratiques de fraude électorale. Le parti n’a pas fourni, dans les éléments rendus publics, d’information permettant d’identifier l’agresseur ou d’établir officiellement ses motivations.
Dans un message publié sur son canal, le KPRF a décrit l’attaque et demandé l’ouverture d’une enquête objective. Les comptes de la formation communiste et d’un média consacré aux élections ont également relayé les informations sur l’incident : le compte consacré à l’observation électorale et le comité du KPRF à Perm.
Des observateurs soumis à des pressions
Le comité régional du KPRF affirme que d’autres observateurs ont subi des pressions après le dépôt de leurs listes auprès de la commission électorale territoriale. Des personnes non identifiées les auraient appelés pour leur proposer de l’argent en échange de leur renoncement à travailler dans un bureau de vote.
La formation fait également état de menaces de licenciement. Ces appels auraient visé des personnes inscrites pour surveiller le déroulement du scrutin dans les bureaux de vote de la région. Le KPRF dit avoir pris des mesures pour assurer la sécurité de ses militants et de ses collaborateurs dans le kraï de Perm.
Le parti demande aux autorités de mener une enquête sur l’agression visant Boris Konopliov ainsi que sur les pressions signalées contre les observateurs. À ce stade, les informations disponibles ne font pas état d’une arrestation ni de conclusions officielles des services de police.
Le rôle de l’observation électorale
Boris Konopliov occupait une double position dans la campagne : candidat aux élections régionales et responsable d’une équipe chargée de coordonner les observateurs du KPRF. La formation communiste considère que cette activité explique l’attention portée à son travail et établit un lien entre les menaces adressées à son quartier général et l’agression du 15 septembre.
Le dispositif décrit par le parti repose sur la présence de représentants dans les bureaux de vote et sur la collecte d’informations concernant les irrégularités signalées pendant le scrutin. Les listes d’observateurs avaient été transmises aux commissions électorales territoriales avant les appels rapportés par le comité régional.
Le KPRF est représenté dans les institutions russes, tout en se présentant comme une force d’opposition parlementaire. Dans le dossier de Perm, la formation affirme que ses membres ont été confrontés à des méthodes de pression allant des appels téléphoniques aux propositions financières, en passant par la menace professionnelle et l’agression physique.
Les élections de l’Assemblée législative du kraï de Perm doivent se tenir du 18 au 20 septembre. La plainte déposée après l’attaque et les demandes formulées par le KPRF restent, à ce stade, au centre des suites attendues dans cette affaire.