Sébastien Lecornu en quête d'un compromis pour le budget de la Sécurité sociale 2026

Sébastien Lecornu en quête d’un compromis pour le budget de la Sécurité sociale 2026

01.12.2025 09:16
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Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’efforce cette semaine d’d’atteindre un compromis concernant le budget de la Sécurité sociale, alors que le projet est discuté à l’Assemblée nationale à partir de mardi 2 décembre 2025 pour une nouvelle lecture décisive, rapporte TopTribune.

Un premier vote sur la partie « recettes » du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) est prévu durant la semaine, suivi d’un vote global le 9 décembre.

Le PS redéfinit ses priorités auprès de Sébastien Lecornu

Lundi 1er décembre, le chef du gouvernement rencontrera successivement les responsables du Parti socialiste (PS) et du Parti communiste français (PCF)Parisien le 29 novembre 2025.

Les discussions porteront également sur le sujet des franchises médicales, dont le gouvernement souhaite le doublement, et des exonérations de cotisations sociales, que le PS désire réduire « plutôt que de mettre à contribution les hauts patrimoines ».

Les responsables PS présenteront un message politique, questionnant le Premier ministre sur sa capacité à être « effectivement le chef de cette majorité », face à une « grande dispersion » entre les groupes censés soutenir le gouvernement, notamment Les Républicains (LR) et Horizons.

Une semaine chargée pour le Premier ministre

Sébastien Lecornu entamera une semaine intense, avec une rencontre prévue avec les représentants des écologistes mardi et du Rassemblement national (RN) mercredi, après avoir rencontré ceux de Liot et de LR la semaine précédente.

Le Premier ministre, qui participera à la discussion générale sur le budget de la Sécurité sociale mardi, prévoit également des rencontres avec plusieurs organisations patronales et syndicales (Medef, CFDT, FO) pour aborder des thèmes clés tels que la défense et l’énergie.

« On est assez loin d’un accord »

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) revient à l’Assemblée nationale dans sa version transmise par le Sénat, qui est significativement différente de celle des députés.

Les sénateurs ont rejeté la mesure phare, la suspension de la réforme des retraites, et écarté une source de revenus essentielle pour les socialistes, à savoir l’augmentation de la CSG sur les revenus du capital.

Le samedi précédent, la commission des Affaires sociales a rejeté le projet de budget, avec un vote contre de LR et une abstention du PS. « On est assez loin d’un accord », a reconnu Frédéric Valletoux, le président de la Commission des affaires sociales, soulignant que son groupe Horizons hésitera entre veto et abstention lors du vote en séance.

« On est adultes et capables d’y arriver »

Le vote de la commission ne préjuge cependant pas de l’issue finale, mais il démontre l’étroitesse du chemin, avec un PS hésitant et un « socle commun » de plus en plus timoré. Il semble probable que La France insoumise (LFI) et l’alliance RN-UDR s’opposeront au texte.

Pour que ce budget soit adopté, il est crucial que les groupes de la coalition gouvernementale l’approuvent, et qu’au moins le PS et les écologistes s’abstiennent ou que le PS vote en faveur, bien que les écologistes soient de plus en plus enclins à voter contre.

Dimanche, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a réaffirmé le désir de l’exécutif d’obtenir un vote sur le texte, soulignant qu’il « n’y a pas de plan B » et que l’absence d’accord entraînerait un déficit de la Sécurité sociale atteignant « 30 milliards d’euros l’année prochaine ».

On est tous adultes et capables d’arriver encore une fois à trouver ces compromis-là, dans l’intérêt supérieur du pays.

Maud Bregeon
Porte-parole du gouvernement

L’ombre du 49.3 ?

Cette déclaration prend les atours d’un optimisme prononcé, ne freinant pourtant pas les murmures concernant l’utilisation du 49.3 au sein du PS comme chez LR.

L’activation de cet article constitutionnel, mis de côté par Sébastien Lecornu à la demande du PS, offrirait au gouvernement la possibilité de faire adopter son texte sans nécessiter un vote du PS ni de LR.

Source : AFP.

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