Proposition de loi contre l’apologie du terrorisme : enjeux et réactions
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé le 19 février 2026 que le gouvernement inscrira à l’ordre du jour du Parlement dès avril la proposition de loi de la députée Caroline Yadan, visant à combattre « les formes renouvelées de l’antisémitisme », rapporte TopTribune. Cette initiative suscite déjà de vives discussions à l’Assemblée nationale et au Sénat.
Présentée fin janvier, la loi propose notamment la création d’un nouveau délit qui serait puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende pour toute incitation à la destruction ou à la négation d’un État. Cependant, elle rencontre une forte opposition, perçue par certains comme une tentative de confondre juifs et Israël, tout en limitant les critiques envers la politique du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Au cours de son discours, Lecornu a expliqué que se revendiquer antisioniste implique de contester le droit d’Israël à exister. Il a souligné l’importance de la critique des régimes, tout en affirmant la nécessité de distinguer entre « sionistes » et « juifs », considérant que la généralisation constitue une stratégie d’exclusion. « C’est ainsi que prospèrent les vieilles haines », a-t-il ajouté, dénonçant l’antisémitisme politique, qu’il soit de droite ou de gauche.
Lecornu a également rappelé l’intention du gouvernement d’intégrer dans la législation l’inéligibilité pour ceux qui tiennent des propos antisémites et racistes. Des déclarations controversées, comme celle impliquant un slogan utilisé par certains soutiens de la Palestine, ont été critiquées, considérées comme un appel à la disparition d’Israël.