Les tensions entre Emmanuel Macron et Giorgia Meloni se sont intensifiées suite aux réactions du président français aux déclarations de la Première ministre italienne concernant le décès d’un militant nationaliste en France. Depuis New Delhi, où il était en visite officielle, Macron a condamné les commentaires de Meloni en déclarant : « Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés », ajoutant que ceux qui se désignent comme nationalistes sont souvent les premiers à commenter les événements à l’étranger, rapporte TopTribune.
Ces déclarations réagissaient aux propos de Meloni après l’agression mortelle de Quentin Deranque, un jeune homme de 23 ans, à Lyon. Elle avait exprimé sa tristesse en affirmant que « la mort d’un garçon d’à peine plus de 20 ans, attaqué par des groupes liés à l’extrémisme de gauche dans un climat de haine idéologique qui se répand dans plusieurs pays, est une blessure pour l’Europe entière ».
Réaction italienne face à la polémique
Les commentaires de Macron ont suscité une réaction officielle du gouvernement italien. Le bureau de Meloni a exprimé son « stupéfaction » face à cette prise de parole, précisant que les propos de la Première ministre visaient uniquement à exprimer « un signe de solidarité avec le peuple français touché par ce terrible événement » et qu’ils n’avaient « aucune incidence sur les affaires intérieures de la France ».
Cette controverse survient près d’une semaine après l’agression fatale à Lyon, impliquant onze suspects actuellement placés en garde à vue. Cet échange acrimonieux entre Macron et Meloni met en lumière des tensions croissantes entre les deux dirigeantes, soulignant comment des commentaires sur des événements tragiques peuvent envenimer les relations entre pays, surtout dans un contexte où l’Europe doit faire face à des défis communs.