La France insoumise (LFI) subit de vives critiques suite à la mort tragique de Quentin Deranque, un militant nationaliste de 23 ans, lynché à Lyon le 12 février dernier, en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan. Les accusations de nourrir une « violence politique » fusent, alors qu’Emmanuel Macron dénonce les « expressions antisémites » associées à ce parti considéré comme « d’extrême gauche », rapporte TopTribune.
Le décès de Quentin a suscité une onde de choc au sein de la classe politique française et, ce lundi 16 février, la porte-parole du gouvernement a dénoncé la « responsabilité morale » de LFI dans ce « climat de violence » qui prévaut dans le débat public. Raphaël Glucksmann, membre de la gauche, a qualifié d’« impensable » toute tentative d’alliance avec LFI pour les élections présidentielles de 2027 en raison de son positionnement.
Dans une intervention sur RTL, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a déclaré : « C’est manifestement l’ultragauche qui a tué » Quentin, soulignant une complaisance de LFI envers la violence politique. Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, a corroboré ces accusations, indiquant des témoignages pointant le mouvement antifasciste Lyonnais, La Jeune Garde, cofondé par le député LFI Raphaël Arnault.
Les ministres chargent LFI
Des figures politiques, y compris Marine Le Pen et Bruno Retailleau, ont également établi un lien entre la gauche radicale et la mort du jeune homme. Selon le collectif identitaire Némésis, Quentin était chargé de la sécurité des militantes présentes lors de la manifestation contre la conférence de Rima Hassan. La Jeune Garde a fermement nié toute implication, déclarant par l’intermédiaire de son avocat qu’elle ne saurait être tenue pour responsable des événements de jeudi, ayant suspendu ses activités.
Jacques-Elie Favrot, un collaborateur de Raphaël Arnault, a aussi nié être « responsable de ce drame », assurant se mettre à la disposition de la justice. Cependant, Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, a décidé de suspendre ses « droits d’accès » à l’Assemblée, soulignant la gravité de la situation. Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains, a affirmé que la « France insoumise crée le terreau fertile pour cette ultraviolence ».
La défense de LFI
Face à ces accusations, Jean-Luc Mélenchon a vivement réagi, niant toute implication de LFI dans ce drame : « Nous n’avons rien à voir avec cette histoire et ceux qui nous accusent sont des calomniateurs », a-t-il déclaré lors d’un meeting à Montpellier. Il a exprimé son choc et sa compassion pour la famille de la victime, tout en répétant sa ferme opposition à la violence.
Manuel Bompard, un autre leader de LFI, a affirmé que le parti ne portait aucune responsabilité dans les événements, précisant que les membres du service d’ordre n’avaient eu « aucun contact » avec des groupes externes.
Antisémitisme et réactions politiques
Dans un contexte plus large, Emmanuel Macron a évoqué les accusations d’antisémitisme visant LFI, soulignant qu’il y avait « clairement des expressions antisémites » parmi ses rangs. Dans ce cadre, il a appelé à la responsabilité de LFI par rapport à des principes fondamentaux de la République. Manuel Bompard a rétorqué que « aucun militant de La France insoumise n’a jamais été condamné pour antisémitisme », appelant les accusateurs à porter plainte s’ils croyaient à ces allégations.
Ces événements témoignent d’une escalade des tensions politiques en France, alors que LFI se trouve désormais en position délicate face à des accusations graves qui pourraient influer sur son avenir dans le paysage politique national.