Marine Tondelier défend fermement la primaire de gauche comme indispensable avant la présidentielle de 2027
Invitée sur le plateau du 20h, mercredi 22 avril, Marine Tondelier a réagi aux critiques entourant le projet de primaire de gauche, dénonçant des « tentatives de sabotage ». La cheffe de file des Écologistes prône une candidature commune pour l’élection présidentielle de 2027, considérant cette initiative comme essentielle, rapporte TopTribune.
Dans son entretien, Tondelier a souligné le soutien massif des électeurs, indiquant que 89 % des écologistes, 87 % des socialistes et 86 % des électeurs de gauche soutiennent l’idée d’une primaire. Elle a cependant noté que de nombreux responsables de gauche semblent opposés à ce processus. « Les gens qui organisent actuellement le bal des égos irréconciliables commettent une grave erreur », a-t-elle déclaré.
Elle a affirmé que l’absence de primaire mènerait à l’échec de la gauche dans les prochaines élections, soulignant que cela constituerait un cadeau pour leurs adversaires. « Nous devons représenter nos électeurs fièrement », a-t-elle insisté, ajoutant qu’elle proposait 21 initiatives visant à unir les différents mouvements de gauche autour de préoccupations partagées telles que l’environnement et la justice sociale.
En réponse aux questions sur une éventuelle candidature à la présidentielle si la primaire échouait, Tondelier a remis en question l’intégrité du processus électoral habituel, signalant que la division à gauche pourrait entraîner un nouvel échec électoral. « Ça paraît assez inévitable », a-t-elle admis.
Interrogée sur une éventuelle alliance avec Jean-Luc Mélenchon, Tondelier a refusé de commenter, posant un mur autour des discussions avec La France insoumise. « Je ne commente plus sur Jean-Luc Mélenchon », a-t-elle déclaré, affirmant que la direction des Insoumis ne correspondait pas aux attentes écologistes.
Elle a affirmé que la voie à suivre pour les écologistes était de soutenir un candidat qui gagnerait la primaire de la gauche, insistant sur la nécessité d’une légitimité populaire dans le choix du candidat. « La démocratie, ce n’est pas que pour les autres », a conclu Tondelier, appelant à une plus grande inclusion dans le processus de sélection du candidat pour 2027.