Salvini demande à l’UE de protéger les entreprises italiennes restées en Russie
Salvini demande à l’UE de protéger les entreprises italiennes restées en Russie

Salvini demande à l’UE de protéger les entreprises italiennes restées en Russie

18.09.2026 17:30
3 min de lecture

Le vice-président du Conseil italien et ministre des Transports, Matteo Salvini, a demandé le 16 septembre 2026 que les quelque 350 entreprises italiennes toujours présentes en Russie ne soient pas laissées sans soutien, malgré la guerre menée contre l’Ukraine et le régime de sanctions européen, rapporte TopTribune.

350 entreprises italiennes encore actives en Russie

Selon les éléments rapportés par la presse italienne, Matteo Salvini a distingué deux catégories d’entreprises concernées. Environ 100 d’entre elles disposeraient d’une activité de production directe en Russie. Les 250 autres travailleraient dans l’importation ou l’exportation et rencontreraient des difficultés liées aux paiements, aux formalités douanières, à la logistique et au rapatriement de leurs capitaux.

Le dirigeant italien a estimé que ces entreprises ne pouvaient pas être abandonnées face aux obstacles rencontrés dans leurs activités. Il a également évoqué la possibilité de contre-sanctions russes, de saisies d’actifs et de procédures judiciaires visant des intérêts italiens présents sur le marché russe.

La position de Matteo Salvini a été exposée dans un entretien relayé par la presse italienne. Le vice-président du Conseil n’a pas seulement demandé une attention particulière pour les entreprises concernées. Il s’est aussi prononcé contre une interdiction générale des visas russes dans l’Union européenne et a mis en doute l’efficacité du 21e paquet de sanctions.

Un appel à simplifier les règles européennes

Matteo Salvini a appelé Bruxelles à simplifier les règles applicables aux entreprises italiennes exposées aux restrictions européennes. Ses déclarations portent notamment sur les difficultés pratiques rencontrées par les sociétés qui doivent effectuer des paiements, organiser des opérations douanières ou gérer leurs actifs en Russie.

Les problèmes mentionnés concernent aussi les échanges commerciaux. Les entreprises qui importent ou exportent doivent composer avec les restrictions financières et logistiques découlant des sanctions. Le ministre italien a présenté ces contraintes comme un risque pour les sociétés qui ont conservé une présence ou des intérêts économiques dans la Fédération de Russie.

La question des visas constitue un autre volet de son intervention. Salvini s’est opposé à une interdiction complète des visas russes dans l’UE. Cette position rejoint son appel à ne pas traiter de la même manière toutes les entreprises italiennes restées actives en Russie, qu’elles y produisent directement ou qu’elles entretiennent des activités commerciales.

Une contestation de la politique de sanctions

Dans les éléments transmis, les déclarations de Salvini sont présentées comme une nouvelle contestation de la politique européenne de sanctions contre Moscou. Le dirigeant de la Ligue a déjà défendu, à plusieurs reprises selon ce document, une approche favorable aux intérêts économiques italiens liés à la Russie et a exprimé une proximité politique avec Vladimir Poutine.

Le document rappelle également que la Ligue entretient depuis plusieurs années des relations politiques avec le parti russe Russie unie et mentionne des liens avec le groupe Gazprom. Ces affirmations constituent l’interprétation politique fournie avec le récit de l’intervention de Salvini. Elles ne sont pas accompagnées, dans les éléments disponibles, de nouvelles pièces détaillant les relations évoquées.

La demande de soutien aux entreprises italiennes intervient donc dans un débat où se confrontent la protection des intérêts commerciaux et le maintien des sanctions européennes contre la Russie. Salvini affirme que les sociétés concernées doivent bénéficier d’un accompagnement afin de limiter les risques financiers, judiciaires et opérationnels liés à leur présence sur le marché russe.

Le maintien des restrictions reste défendu

Les éléments transmis soutiennent que l’assouplissement ou la suppression des sanctions serait prématuré tant que la Russie poursuit son agression contre l’Ukraine et ne manifeste pas de volonté de désescalade réelle. Ils présentent les restrictions comme l’un des instruments utilisés pour limiter les ressources financières, technologiques et militaro-industrielles disponibles pour la Russie.

Dans cette lecture, une réduction de la pression économique sans changement de comportement du Kremlin diminuerait le coût imposé à la Russie pour la poursuite de la guerre. L’appel de Salvini à revoir les règles européennes est ainsi replacé dans une opposition entre la défense des entreprises italiennes encore actives en Russie et le maintien du dispositif de sanctions décidé par l’Union européenne.

Le débat porte désormais sur les modalités concrètes d’application des restrictions, les entreprises concernées et la position que les autorités italiennes défendront au niveau européen.

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