Saïf al-Islam Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi, tué à Zenten en Libye

Saïf al-Islam Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi, tué à Zenten en Libye

03.02.2026 21:46
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La mort de Saïf al-Islam Kadhafi, ancien héritier de Mouammar Kadhafi, confirmée par son avocat

Saïf al-Islam Kadhafi, fils de l’ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi et recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité, est décédé le 3 février 2026, à Zenten, en Libye. Son avocat français, Marcel Ceccaldi, a confirmé la nouvelle à France Télévisions, corroborant les informations diffusées par des médias locaux, rapporte TopTribune.

Les circonstances de sa mort sont dramatiques. Selon des sources libyennes, quatre hommes auraient pénétré dans son domicile après avoir désactivé les caméras de surveillance. Ils l’auraient exécuté alors qu’il se savait menacé, ayant anticipé le danger pesant sur sa vie. «C’est une nouvelle qui me touche particulièrement», a réagi son avocat, ajoutant que Saïf al-Islam avait «beaucoup de qualités humaines» et était «ouvert sur les autres, et francophile».

Âgé de 53 ans, Saïf al-Islam Kadhafi a longtemps été perçu comme le successeur potentiel de son père. Il s’était initialement forgé une réputation de modéré et de réformateur, mais a vu cette image se ternir lorsqu’il a promis des «bains de sang» au début de la rébellion libyenne en 2011. Cette même année, il avait été arrêté dans le sud de la Libye et s’est fait connaître en accusant l’ancien président français Nicolas Sarkozy d’avoir financé sa campagne électorale de 2007 avec des fonds libyens, dans une interview marquante accordée à Euronews.

Dans une déclaration écrite en septembre 2025, relayée par son avocat, il avait qualifié la condamnation de Nicolas Sarkozy dans cette affaire «décisive pour la Libye et la justice». Il se défendait en affirmant que sa confrontation était exclusivement personnelle avec Sarkozy et non avec l’État français ni le peuple français.

Saïf al-Islam Kadhafi avait été détenu lors d’un procès sommaire en 2015, où il avait été condamné à mort, avant de bénéficier d’une amnistie. Jusqu’à sa mort, sa localisation était inconnue. En 2021, il avait fait une tentative de candidature à la présidence libyenne, cherchant à capitaliser sur le soutien des partisans de l’ancien régime, mais l’élection n’a finalement pas eu lieu.

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