Ruffin critique la provision de 2,3 millions d'euros pour le futur bureau de Macron

Ruffin critique la provision de 2,3 millions d’euros pour le futur bureau de Macron

30.10.2026 19:46
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Le candidat de gauche à la présidentielle, François Ruffin, a critiqué la provision de 2,3 millions d’euros destinée au futur bureau d’Emmanuel Macron, révélée par un rapport parlementaire de la députée LR Marie-Christine Dalloz, ce vendredi 30 octobre sur BFMTV/RMC. Ruffin, qui s’est engagé à se rémunérer au SMIc s’il accédait à l’Élysée, a appelé à abolir les avantages accordés aux anciens chefs d’État, rapporte TopTribune.

Le rapport indique que cette enveloppe pourrait financer un bail de six ans ainsi que des mesures de sécurité. Après leur mandat, les anciens présidents bénéficient de locaux dont le loyer est couvert par l’État, d’une voiture avec chauffeur, d’un cabinet de sept collaborateurs, ainsi que de frais de réception.

« Plus un avantage pour les anciens présidents »

« Vu son bilan, il ne devrait plus y avoir un rond pour Macron à la sortie de l’Élysée », a déclaré François Ruffin. « Ça fait 40 ans qu’on a des gouvernements, qu’on a des présidents qui viennent dire aux Français : ‘Vous devez faire des efforts’ […] et vous avez les gens qui leur disent ça en haut, qui eux, se prennent des majordomes, se prennent des cuisiniers, vont avoir plein d’avantages », a poursuivi le député.

Il a insisté sur la nécessité d’éliminer tous les avantages des anciens présidents. Ruffin a déposé l’année dernière une proposition de loi visant à mettre fin « à l’ensemble des privilèges des anciens présidents de la République pour qu’une fois qu’ils quittent l’Élysée, ils redeviennent des citoyens ordinaires ».

Les dépenses des anciens Premiers ministres aussi pointées du doigt

Marie-Christine Dalloz a également critiqué les dépenses liées aux anciens Premiers ministres, chiffrées à 1,72 million d’euros en 2025, soit une augmentation de 8 % due à l’intégration des nouveaux anciens Premiers ministres. Le coût prévisionnel pour 2026 est estimé à environ 1,2 million d’euros, tandis que les prévisions pour 2027 restent incertaines en raison des éventuels bouleversements post-présidentiels. Dalloz a en outre dénoncé une « dérive bureaucratique de nos autorités administratives indépendantes », considérant que le budget global, stable à 140 millions d’euros, demeure trop élevé.

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