Une avancée prometteuse dans le traitement de l’endométriose
Une étude récente sur la niclosamide, un médicament initialement prescrit pour traiter les infections parasitaires, révèle des propriétés anti-inflammatoires susceptibles de réduire les symptômes de l’endométriose. Cette maladie gynécologique chronique affecte une femme sur dix en âge de procréer en provoquant des douleurs sévères et des complications telles que l’infertilité, rapporte TopTribune.
Actuellement, les traitements disponibles, qui incluent des antalgiques, des traitements hormonaux et une chirurgie, visent essentiellement à soulager les symptômes. Cependant, leur efficacité est souvent limitée, car les interventions chirurgicales présentent une récurrence des symptômes et les traitements hormonaux peuvent induire des effets secondaires semblables à ceux de la ménopause.
Le potentiel de la nanothérapie
Des chercheurs de l’université d’État de Washington ont développé une nanothérapie qui utilise un dendrimère, une structure microscopique, pour transporter la niclosamide directement aux macrophages spécifiques impliqués dans l’endométriose. Ces cellules immunitaires, présentes en quantité accrue dans les lésions, jouent un rôle clé dans l’aggravation de la maladie.
Des tests effectués sur des modèles murins ont montré qu’une seule injection de cette nanothérapie pouvait significativement réduire la taille des lésions et atténuer la douleur, soulignant son potentiel thérapeutique.
Une efficacité d’une durée de deux semaines
« Bien que plusieurs phases restent à franchir, cette étude révèle une efficacité notable et une durabilité du traitement sur une période de deux semaines. Nous visons à augmenter cette durée de stabilisation », déclare Kanako Hayashi, co-autrice et chercheuse à l’Université d’État de Washington. L’objectif ultime serait de permettre aux patientes de recevoir une injection mensuelle, soit par voie intraveineuse, soit intramusculaire, avant de rentrer chez elles, facilitant ainsi le suivi médical.
Cette découverte représente une avancée significative vers un traitement efficace de l’endométriose, bien qu’il reste encore des obstacles à surmonter avant de passer aux essais cliniques chez l’homme. Des études complémentaires seront nécessaires pour évaluer l’efficacité et la sécurité de cette thérapie chez les femmes.
