Pompidou connaissait sa maladie grave avant la présidentielle de 1969, révèle un livre

Pompidou connaissait sa maladie grave avant la présidentielle de 1969, révèle un livre

05.05.2026 11:46
1 min de lecture

Georges Pompidou était conscient de sa maladie grave avant de se porter candidat à l’élection présidentielle de 1969, et a « souffert le martyre » durant un mandat qu’il n’a pas terminé, comme l’affirme le journaliste Patrice Duhamel dans un ouvrage publié mardi, rapporte TopTribune.

Dans Le crépuscule des dieux (Éditions de l’Observatoire), l’ancien directeur général de France Télévisions révèle « les derniers mystères » concernant les maladies de quatre présidents de la Ve République, de Charles de Gaulle à Jacques Chirac. « Dans la dernière période de leurs mandats, Georges Pompidou et François Mitterrand n’avaient ni la force de présider ni le courage de démissionner », note l’auteur.

« Le pays a été trompé. À partir de communiqués et de bulletins totalement faux, les Français ont ignoré que les présidents étaient considérablement affaiblis, voire mourants », rappelle-t-il. En s’appuyant sur le journal personnel du médecin Jean Bernard, jusqu’ici non dévoilé, Patrice Duhamel révèle que des examens avaient confirmé que Georges Pompidou souffrait d’une leucémie lymphoïde chronique, « une très grave maladie », en octobre 1968, soit huit mois avant son arrivée à l’Élysée, où il a succédé au général de Gaulle.

Chirac victime d’un AVC en 2005

Pompidou découvre en décembre 1972 que le mal est incurable et subit un « supplice » jusqu’à envisager d’abdiquer, avant son décès le 2 avril 1974. En 1981, année de son élection, François Mitterrand « apprend qu’un cancer métastasé lui laisse entre trois mois et deux ans à vivre ».

« Il tiendra quatorze ans, au prix de douleurs parfois difficilement compatibles avec ses fonctions et de bulletins de santé mensongers », ajoute Patrice Duhamel, faisant référence aux révélations faites par le médecin personnel de Mitterrand, Claude Gubler, dans un ouvrage publié après sa mort en janvier 1996.

Duhamel indique également que les médecins de Charles de Gaulle avaient découvert dès 1955 l’anévrisme qui le tuera en 1970, tandis qu’en 2005, un AVC a progressivement changé la fin de la présidence de Jacques Chirac. Aujourd’hui, « le mensonge d’État » concernant la santé des présidents « n’est plus acceptable dans une société moderne, adulte, surinformée et avide de transparence », conclut Patrice Duhamel.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER