À l’approche de la rentrée scolaire, beaucoup d’enfants éprouvent une anxiété notable, un phénomène courant surtout chez les plus jeunes, en maternelle. Cette angoisse est souvent liée à ce que les spécialistes qualifient d’« angoisse de séparation », particulièrement observable chez les enfants âgés de 6 mois à 3 ans. Ils n’ont pas encore intégré que ces périodes de séparation avec leurs parents sont temporaires, rapporte TopTribune.
Rassurer les enfants
Les enfants peuvent parfois préférer rester avec leurs parents à la maison, tout particulièrement après des vacances, craignant la séparation. Il est important de les rassurer, de leur expliquer qu’ils vont retrouver leurs amis, qu’ils vont apprendre de nouvelles choses et qu’ils vivront de bons moments à l’école, comme durant les vacances.
L’avis du corps enseignant
Les difficultés peuvent persister lors des premiers jours suivant la rentrée. Dans ce cas, il est conseillé de dialoguer avec les enseignants pour évaluer le déroulement de la journée. Si le retour de l’enfant est positif et qu’il semble content, il n’y a pas lieu de s’inquiéter excessivement.
Une cause liée à l’école ?
À l’inverse, si l’enfant montre des signes d’angoisse persistante, cela pourrait indiquer une réelle inquiétude liée à l’école. La psychologue Valérie P. évoque plusieurs problématiques potentiellement en cause :
– Le harcèlement : « Dans ce cas, la première étape est d’en parler à l’école », souligne-t-elle, déconseillant toute tentative de résolution de la situation en privé avec les agresseurs.
– Des remarques d’un enseignant que l’enfant a du mal à digérer. « Ici encore, il est essentiel de consulter l’école, tout en gardant à l’esprit que la remarque pourrait être justifiée ».
– Des difficultés d’apprentissage : « Valorisez les efforts de l’enfant, rappelez-lui ses compétences et mentionnez que des adultes sont présents pour l’aider. Il est normal de ne pas tout savoir au sein de l’établissement scolaire ».
Pas un choix
Quelle que soit la raison du refus, la psychologue insiste sur le fait qu’il est inutile d’engueuler l’enfant. « Il convient de rester positif, de reconnaître ses difficultés, de se montrer compréhensif tout en faisant preuve d’un peu de fermeté, car aller à l’école n’est pas un choix, mais une obligation ». Si la problématique persiste dix à quinze jours après la rentrée, il est judicieux de consulter un ou une psychologue, permettant ainsi à l’enfant de disposer d’un espace de parole pour exprimer ses inquiétudes.