Union de la gauche pour les municipales à Toulouse
À la veille du premier tour des élections municipales à Toulouse, un appel à un rassemblement citoyen est lancé pour favoriser la fusion des listes de gauche. Cet événement, prévu pour ce dimanche soir, prévoit la participation de plusieurs organisations engagées, qui comptent déjà plus de 1 300 signataires en faveur de cette initiative, rapporte TopTribune.
Alors que les résultats du premier tour ne sont pas encore connus, divers collectifs, dont Culture en lutte, Victoires populaires, Printemps toulousain et 69 femmes pour l’Union, se donneront rendez-vous à 20 heures, allées Jean-Jaurès. Ils estiment qu’une unité de la gauche est essentielle pour contrer la réélection du maire sortant, Jean-Luc Moudenc. « La division fera le jeu de la droite, le rassemblement de la gauche permettra l’alternance à Toulouse », affirment-ils.
Les derniers sondages suggèrent que le bloc de gauche pourrait obtenir une majorité avec 53 % des intentions de vote. Ces voix se répartissent entre François Briançon (30 %, hors LFI) et François Piquemal (23 %, LFI), en comparaison avec les 33 % prévus pour Moudenc. Bien que la candidature de LFI soit ouverte à une union, des réticences persistent, surtout de la part de François Briançon, soutenu par la présidente de région Carole Delga, qui reste opposée à une alliance avec les Insoumis.
Cependant, les organisateurs du rassemblement insistent sur le fait que les priorités pour l’avenir de Toulouse convergent sur des questions fondamentales, telles que le logement, les transports, l’éducation et la santé. Les enjeux d’égalité femmes-hommes et de gestion des ressources en eau demeurent également centraux dans leurs propositions.
Ils déclarent : « Les bases d’un projet commun existent. Les logiques d’appareil ne doivent pas bloquer le rassemblement attendu. » Le rassemblement, qui se veut « symbolique et bienveillant », inclura des prises de parole de diverses associations, des performances musicales et des interventions artistiques. « Toulouse mérite l’union », concluent les collectifs.