Le Ramadan 2025: Pratiques et conseils pour les diabétiques
Ni aliments, ni eau entre le lever et le coucher du soleil : c’est le principe du jeûne du ramadan, qui débute ce 18 février. Pendant un mois, les fidèles devront s’abstenir de se nourrir et s’hydrater pendant environ 14 heures consécutives. Ils rompront ce jeûne au coucher du soleil avec un repas appelé iftar et pourront reprendre des forces avant l’aube avec le sahur, rapporte TopTribune.
Cependant, certains fidèles sont exemptés de jeûner. Les textes dispensent les enfants avant leur puberté, les femmes enceintes et allaitantes si elles estiment que le jeûne pourrait compromettre leur santé ou celle de leur enfant, ainsi que les personnes malades.
Diabète: au cas par cas
Il est important de discuter avec un médecin, car certaines pathologies peuvent être compatibles avec le Ramadan. « Les données disponibles semblent montrer que le jeûne du Ramadan est sans danger chez les patients avec une hypertension contrôlée, une cardiopathie ischémique ou une insuffisance cardiaque stable », indique Melissa Dominicé Dao, médecin aux Hôpitaux universitaires de Genève (Suisse). À l’inverse, le jeûne est déconseillé aux patients ayant subi un infarctus récent, une angine de poitrine instable, une décompensation cardiaque récente ou suivant un traitement diurétique à haute dose.
Les patients diabétiques (type 1 et type 2) sont exposés à un risque accru d’hypoglycémie, d’hyperglycémie et d’acidocétose pendant le ramadan, ainsi qu’à une aggravation des complications. Pour le diabète de type 2 bien contrôlé, le risque est jugé “faible à modéré”, alors qu’il est “élevé” lorsque la maladie est mal contrôlée.
Les patients atteints de diabète de type 1 bien contrôlé ont un risque “élevé”, qui passe à “très élevé” si leur état n’est pas maîtrisé. Dans ce cas, « le patient ne doit en aucun cas pratiquer le jeûne du Ramadan », selon la classification de l’International Diabetes Federation (IDF) et de la Diabetes and Ramadan International Alliance (DAR), validée par des instances religieuses musulmanes reconnues.
Bien mesurer sa glycémie
Pour minimiser ces risques, les patients diabétiques désirant observer le jeûne du ramadan sont conseillés de consulter leur médecin ou un diététicien plusieurs semaines à l’avance, afin d’obtenir des recommandations adaptées à leur situation.
Les traitements pourraient être ajustés durant le mois de jeûne, notamment pour ceux sous insuline. Dans tous les cas, le patient devra surveiller son taux de sucre plusieurs fois par jour, et s’assurer de bien s’hydrater (un litre après la rupture du jeûne et un litre avant l’aube), tout en équilibrant son alimentation sur au moins deux repas.