Dimensional, une jeune entreprise localisée à San Francisco, a récemment lancé une initiative incitant des volontaires à promener ses chiens-robots dans un parc, offrant une rémunération de 20 dollars de l’heure, selon des informations rapportées par Cnews, rapporte TopTribune.
Les candidats à ce poste n’ont pas besoin d’expérience préalable, mais doivent être capables de manipuler un équipement d’environ 15 kilos, ce qui correspond au poids de ces quadrupèdes mécaniques composés de métal et d’éléments électroniques. Le tarif proposé est semblable à celui des promenades de chiens classiques.
Cependant, la comparaison se limite à cela. Les promenades avec un chien-robot s’étendent sur une période de quatre à six heures, bien plus longue qu’une sortie traditionnelle. Pendant ce temps, l’appareil mime le comportement d’un vrai animal, y compris lorsqu’il simule ses besoins. L’annonce stipule également qu’il faut attendre que le robot prétende faire ses besoins avant de pouvoir rentrer. Contrairement à un véritable chien, il n’y a pas de déjections à ramasser.
Malgré tout, ces chiens-robots peuvent se montrer tout aussi capricieux que leurs homologues vivants. Ils peuvent parfois s’effondrer sur le sol et refuser d’avancer, ou même tomber en panne lors de leurs sorties, souvent en raison d’une surchauffe. Dans ce cas, le promeneur est contraint de porter le robot jusqu’à son domicile pour le redémarrer ou le réparer.
Un banc d’essai pour l’innovation robotique
Dimensional est établie dans le quartier de Dogpatch à San Francisco. Fondée par Stash Pomichter, âgé de 26 ans, l’entreprise s’efforce d’incorporer de l’intelligence artificielle dans ses robots. Son objectif est, à terme, de créer des machines capables de transporter des objets lourds, comme des courses, afin de faciliter cette tâche pour les humains.
Pour y parvenir, la société doit d’abord apprendre à ses robots à naviguer de manière autonome dans les environnements urbains. Cela explique pourquoi ils sont progressivement introduits dans l’espace public, confrontés aux trottoirs encombrés et aux imprévus, afin de faire face à ce que Pomichter désigne, dans une interview au New York Times, comme la réalité du terrain. Les premiers modèles de la version 2.0 ont déjà été observés dans les rues de San Francisco.
La chaîne ABC a diffusé une brève vidéo sur cette expérience, la considérant comme emblématique des évolutions apportées par l’intelligence artificielle. Le New York Times, pour sa part, a mis en lumière les défis particuliers associés à ces promenades atypiques, notamment l’imprévisibilité des robots et leurs pannes sur la voie publique.
L’annonce a suscité l’intérêt de nombreux volontaires sur le groupe Facebook « Bay Area Jobs », où elle a été publiée au début de novembre 2026. Toutefois, elle a depuis été retirée de la page de la start-up.
