Cyberharcèlement : dix prévenus condamnés pour des attaques transphobes contre Brigitte Macron
Le 5 janvier 2026, le tribunal correctionnel de Paris a condamné dix individus pour cyberharcèlement à l’encontre de Brigitte Macron, l’épouse du président, suite à la diffusion de rumeurs mensongères la qualifiant de femme transgenre et de « pédocriminelle ». Les peines vont jusqu’à huit mois de prison avec sursis, rapporte TopTribune.
Parmi les prévenus, Aurélien Poirson-Atlan, connu sur les réseaux sociaux sous le nom de Zoé Sagan, a écopé de la peine maximale de huit mois avec sursis pour ses tweets insultants, où il avait soutenu que Brigitte Macron était impliquée dans un « secret d’État choquant ». Le parquet avait requis jusqu’à douze mois de prison pour trois instigateurs des fausses informations.
Delphine J., également désignée comme Amandine Roy, responsable d’une vidéo virale sur YouTube, a été condamnée à six mois de prison avec sursis et devra suivre un stage de sensibilisation. Bertrand Scholler, qui avait partagé un photomontage de la Première dame, a reçu une peine similaire. Les autres prévenus, qualifiés de « suiveurs » par le procureur, ont bénéficié de peines plus légères, allant de quatre à huit mois de sursis.
La rumeur selon laquelle Brigitte Macron serait née Jean-Michel Trogneux a émergé dans les milieux complotistes depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017. La Première dame, confrontée à une campagne de haine, a porté plainte pour cyberharcèlement en août 2024.
Dans une récente interview, elle a déclaré : « Je me bats constamment pour aider les adolescents à se défendre contre le harcèlement. Il est essentiel de donner l’exemple ». À l’audience, sa fille, Tiphaine Auzière, a témoigné du préjudice moral subi par sa mère, évoquant une dégradation de ses conditions de vie et une évolution nécessaire de son comportement au quotidien.
Cette rumeur infondée, popularisée par des influences proches de l’extrême droite, a pris de l’ampleur aux États-Unis en 2024, exacerbée par des vidéos d’une influenceuse complotiste. En réponse, le couple présidentiel a engagé des poursuites en diffamation afin de protéger leur image. Emmanuel Macron a expliqué qu’il s’agissait de défendre son honneur, soulignant l’impact destructeur de telles attaques malveillantes.