Après une semaine de retrait, la députée Horizons Agnès Firmin Le Bodo a annoncé sa démission de son poste de corapporteure de la commission d’enquête sur les violences du 17 octobre, critiquant une distribution des rôles non conforme aux équilibres de l’Assemblée nationale, rapporte TopTribune.
Le Rassemblement national a déjà signalé son boycott de cette commission, soulignant qu’il n’avait pas obtenu l’un des postes de rapporteurs qui, selon eux, auraient dû lui être attribués en raison de son statut de premier groupe. Malgré les tentatives de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, pour résoudre cette situation, aucun accord n’a été trouvé cette semaine, la gauche s’opposant à la création d’un quatrième poste de rapporteur pour le RN.
Une absence de représentation équitable
Agnès Firmin Le Bodo, face à « l’absence d’évolution de la situation », a communiqué sa démission vendredi. Elle a affirmé qu’« une commission d’enquête ne peut pas remplir pleinement sa mission sans un cadre de travail respectueux des équilibres démocratiques et de la composition de notre Assemblée ».
Lors de la conversion de la commission des lois en commission d’enquête, trois corapporteurs avaient été élus par un vote à bulletin secret : Agnès Firmin Le Bodo, Roger Vicot (PS) et Pouria Amirshahi (groupe écologiste).
Défaillances concernant l’anticipation
Suite aux violences et aux pillages du 17 octobre, cette commission devra examiner « la manière dont les pouvoirs publics se préparent en amont de tels événements ». Les enquêteurs doivent aussi évaluer les « renseignements et les moyens dont ils disposent ». L’exécutif a reconnu des failles dans l’anticipation de l’ampleur des manifestations du 17 octobre contre la « vie chère ».
Les travaux de la commission doivent débuter mardi avec l’audition du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Un bureau de la commission se réunira également la semaine prochaine.
