Parkinson : le côté du corps affecté au début prédit les troubles cérébraux futurs

Parkinson : le côté du corps affecté au début prédit les troubles cérébraux futurs

05.08.2026 16:37
1 min de lecture

Des avancées dans la compréhension des symptômes de la maladie de Parkinson

Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Genève et des Hôpitaux universitaires genevois révèle que le côté du corps où apparaissent les premiers symptômes de la maladie de Parkinson pourrait prédire des troubles associés, rapporte TopTribune.

Environ 10 millions de personnes dans le monde souffrent de cette maladie, souvent associée à des tremblements et à des difficultés motrices. Cependant, elle s’accompagne également de troubles moins visibles, tels que des problèmes de mémoire, de dépression et d’anxiété.

La maladie de Parkinson se manifeste de manière asymétrique : les premiers signes – tremblements, raideur et lenteur des mouvements – affectent uniquement un côté du corps. Cette asymétrie indique un dysfonctionnement dans un hémisphère spécifique du cerveau, les symptômes apparaissant du côté droit étant liés à l’hémisphère gauche et inversement.

En examinant 80 études réalisées au cours des cinquante dernières années, les chercheurs ont mis en évidence que cette asymétrie initiale a un impact significatif sur l’évolution de la maladie.

A droite, des troubles cognitifs…

Les patients chez qui les symptômes apparaissent du côté droit présentent plus fréquemment des troubles cognitifs sévères, avec un risque élevé de développer une démence. Ils voient leur mémoire, leur capacité de raisonnement et leur attention se dégrader à un rythme plus rapide.

…À gauche, des troubles psychiatriques

En revanche, ceux dont les symptômes débutent du côté gauche font face à des problèmes psychiatriques tels que la dépression et l’anxiété. Ces troubles, bien que moins visibles que les symptômes moteurs, peuvent gravement affecter la qualité de vie des patients ainsi que celle de leur entourage.

Vers une médecine personnalisée

Cette recherche, publiée dans la revue npj Parkinson’s disease, pave la voie à une approche plus personnalisée dans la prise en charge de la maladie de Parkinson. « Ces résultats représentent une avancée cruciale dans l’étude des symptômes non moteurs de cette maladie, souvent négligés », note Julie Péron, responsable de l’étude.

En identifiant le côté d’apparition des premiers symptômes dès le diagnostic, les médecins pourraient anticiper davantage les difficultés futures et orienter plus efficacement les patients vers des thérapies adaptées.

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