Ce vendredi après-midi, Thomas Cazenave (Renaissance) a été élu maire de Bordeaux par le conseil municipal, exprimant sa « fierté et son émotion » face à cette nouvelle responsabilité. Il a souligné son intention d’inscrire son mandat dans un héritage de « tempérance et de modération », évoquant les figures emblématiques de la ville comme Jacques Chaban-Delmas et Alain Juppé, rapporte TopTribune.
Dans un discours empreint de rassemblement, Cazenave a promis d’être le maire de tous les Bordelais, insistant sur l’importance de vivre ensemble à Bordeaux en cette période marquée par des tensions sociales. « À l’heure des replis, des fractures, il faut démontrer qu’on peut vivre ensemble à Bordeaux », a-t-il déclaré.
Pas de retour en arrière sur la végétalisation
Le nouveau maire a rendu hommage à son prédécesseur écologiste, Pierre Hurmic, affirmant qu’il ne reviendrait pas sur « la végétalisation de la ville » et qu’il poursuivrait « la transition écologique ». Cazenave a énoncé son ambition de voir Bordeaux devenir la capitale européenne de la culture, tout en écartant tout « esprit de revanche » à l’égard de l’administration précédente.
Les leaders de l’opposition n’ont pas tardé à faire entendre leur voix. Didier Jeanjean, ancien adjoint au maire en charge de la nature en ville, a précisé que « le résultat est serré, il vous oblige ». La liste d’union de la droite et du centre, que dirige Cazenave, a obtenu 50,95 % des voix, tandis que le maire sortant a recueilli 49,05 %.
Olivier Escots, représentant du groupe communiste, a interpelé le nouveau maire en lui rappelant : « vous êtes de ceux qui ont mis en place la start-up nation mais vous ne ferez pas de Bordeaux une start-up city ».