Municipales 2026 : Paris, Lyon et Marseille alignent leur scrutin avec celui du reste de la France

Municipales 2026 : Paris, Lyon et Marseille alignent leur scrutin avec celui du reste de la France

09.08.2025 05:14
1 min de lecture

Il est désormais officiel : l’exception électorale des trois principales villes françaises prend fin. Les Sages ont approuvé une modification des règles qui entrera en vigueur en mars 2026, pour les prochaines élections municipales., rapporte TopTribune.

Un coup de ciseaux dans la loi PLM

Le 7 août 2025, le Conseil constitutionnel a tranché : le mode de scrutin pour les élections municipales à Paris, Lyon et Marseille sera désormais le même que dans toutes les autres communes de France. Ainsi, la loi « PLM » de 1982, qui faisait de ces trois villes un cas particulier, est annulée.
Auparavant, les citoyens votaient par secteur ou arrondissement, ce qui laissait seuls certains élus locaux siéger au conseil municipal central, responsable de l’élection du maire. De ce fait, il était possible qu’un maire soit élu sans obtenir de majorité absolue, comme c’est arrivé en 2014, lorsque Anne Hidalgo a remporté Paris sans avoir la majorité dans le 15ᵉ arrondissement.

À compter de 2026, le scrutin se divisera en deux parties :

  • Un pour élire les conseillers municipaux centraux (Conseil de Paris, conseils municipaux de Lyon et Marseille), responsables de l’élection du maire central.
  • Un autre pour désigner les conseillers d’arrondissement ou de secteur.

À Lyon, un troisième vote sera même introduit pour élire les conseillers métropolitains.
La prime majoritaire attribuée à la liste gagnante sera réduite : de 50 % à 25 % des sièges
. L’objectif est ainsi de mieux représenter l’opposition et d’éviter qu’une seule équipe ne remporte trop de sièges, même avec une légère victoire.

Élections municipales 2014 et 2020 : quel bilan avec ce mode de scrutin ?

En 2014, grâce au nouveau système, il aurait été plus difficile pour Anne Hidalgo d’assurer sa victoire sans une majorité globale dans la ville.
En 2020, selon des projections de Le Figaro, les majorités municipales à Paris, Lyon et Marseille auraient probablement été similaires. Cependant, à Paris, la gauche aurait eu encore plus de sièges… sauf si la droite et le centre avaient formé une liste commune, auquel cas ils auraient pu remporter la mairie.

La réforme, soutenue par Sylvain Maillard (Renaissance, Paris) et appuyée par le gouvernement, a bénéficié du soutien de coalitions inattendues : le Rassemblement national et La France insoumise ont voté pour à l’Assemblée. Cependant, le Sénat, dominé par Les Républicains, a bloqué le texte à deux reprises, dénonçant un « tripatouillage électoral ». En fin de compte, en l’absence de compromis, l’Assemblée a tranché… et le Conseil constitutionnel a validé l’ensemble des mesures.

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