Pierre-Yves Bournazel, candidat du parti Horizons à la Mairie de Paris, lance sa campagne électorale avec la publication de son livre « La bataille pour Paris », qui présente son engagement politique et critique intensément sa concurrente Rachida Dati. Dans cet ouvrage, il se décrit comme un « homme libre » et fait état de son parcours en tant qu’élu d’opposition depuis dix-huit ans, tout en étant soutenu par Renaissance, rapporte TopTribune.
Dans « La bataille pour Paris » (Plon), préfacé par Edouard Philippe, Bournazel se positionne comme une alternative face à la majorité socialiste d’Anne Hidalgo, qu’il décrit comme « à bout de souffle », et à l’opposition de Rachida Dati, qu’il accuse de rechercher la revanche.
Juppé et Delanoë en inspiration
Âgé de 48 ans, l’élu du 18e arrondissement évoque plusieurs figures politiques marquantes. Parmi celles qui l’ont inspiré, il cite l’ancien Premier ministre Alain Juppé et l’ex-maire socialiste Bertrand Delanoë. En revanche, il désire se distancier de personnalités comme Nicolas Sarkozy et surtout de Rachida Dati, sa « meilleure ennemie » et actuelle candidate soutenue par Les Républicains et le MoDem.
Bournazel décrit leur relation comme « constituée de fiel et de menace », évoquant des tensions depuis qu’il était son conseiller en communication. Il critique son « ébriété narcissique » et sa gestion des médias, soulignant que cela compliquait leur collaboration.
Difficile d’imaginer une alliance d’entre-deux tours
Le candidat Horizons dénonce également les méthodes de campagne de Dati lors des législatives de 2022, indiquant qu’elle a soutenu son concurrent Aymeric Caron dans sa circonscription, qu’il a finalement perdue. Son entourage n’a pas souhaité commenter ces accusations.
Il fustige la « politique pro-bagnoles » de sa rivale, allégeant qu’elle est obnubilée par un affrontement avec Hidalgo, qualifiée de son « punching-ball » favori. En revanche, il n’hésite pas à exprimer une certaine compréhension des actions d’Hidalgo, malgré « une détestation parfois irrationnelle » à son égard.
Les critiques de Bournazel rendent peu probable un ralliement avec Dati lors des élections municipales prévues pour les 15 et 22 mars. Selon un sondage récent, il recueille 14 % des intentions de vote pour le premier tour, derrière Dati (27 %) et la liste d’union de la gauche menée par Emmanuel Grégoire (32 %).
« Je suis sans ambiguïté avec les extrémismes politiques, alors que d’autres candidatures restent floues », a-t-il déclaré, manifestant une volonté claire de se positionner en tant qu’alternative tactique en période électorale.