Emmanuel Grégoire devient le nouveau maire de Paris
Emmanuel Grégoire a été élu maire de Paris lors d’un vote du Conseil de Paris, ce dimanche 29 mars, recueillant 103 voix sur 163, marquant ainsi la fin du mandat de 12 ans d’Anne Hidalgo, rapporte TopTribune.
Au cours de cette séance tenue à l’Hôtel de Ville, la candidature de Grégoire a reçu un soutien solide, bien qu’il ait été noté que 60 bulletins étaient blancs. La majorité minimale requise pour l’élection était de 52 voix. Emmanuel Grégoire, représentant le parti socialiste, avait précédemment remporté le second tour des élections municipales, obtenant 50,5 % des suffrages, face à Rachida Dati des Républicains.
Après son élection, Grégoire a chaleureusement accueilli l’ancienne maire, reflétant un éventuel apaisement de leurs relations après une période de tensions. « Les clés de la ville sont en de bonnes mains », a déclaré Anne Hidalgo, ajoutant qu’elle s’engagera désormais dans des combats en faveur du climat à un niveau international. Grégoire a promis une gouvernance « d’hyperproximité », en désaccord avec les méthodes précédentes qu’il jugeait critiquables.
Suite à son élection, le nouveau maire présentera son équipe exécutive aux 162 autres conseillers de Paris, qui ont été élus directement pour la première fois grâce à la réforme de la loi PLM (Paris-Lyon-Marseille). La nouvelle majorité, regroupant des élus socialistes, écologistes, communistes ainsi que ceux de Place Publique et de L’Après, compte 103 conseillers, ce qui représente dix de plus que lors du précédent mandat.
L’opposition, quant à elle, voit ses forces diminuer, suite à la défaite de Rachida Dati, qui ne comptera que 51 élus contre 65 en 2020. Elle va constituer un nouveau groupe de 32 élus nommé « Paris, Liberté! », aux côtés de Grégory Canal. Le premier groupe d’opposition comprendra des élus issus des Républicains, du centre et des indépendants, alors que le MoDem, dirigé par Maud Gatel, conservera un groupe distinct.
En parallèle, neuf élus de La France Insoumise, menés par Sophia Chikirou, entreront dans l’hémicycle. Chikirou a affirmé que « les choses à Paris ne seront plus jamais comme avant », signifiant une rupture avec les pratiques antérieures entre la droite et le Parti socialiste.