Lors d’une manifestation tenue samedi au cœur de Lyon contre l’intervention américaine au Venezuela, Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé son soutien à Nicolás Maduro, désormais incarcéré à New York. Selon le dirigeant de la France insoumise, le peuple vénézuélien « doit se défendre, s’il le faut les armes à la main » face à « l’invasion » des États-Unis. Il a appelé à la libération de l’ancien président vénézuélien, plateforme de son discours, rapporte TopTribune.
La manifestation a vu plusieurs centaines de participants brandir des slogans comme « à bas l’impérialisme américain » et « libérez Maduro ». Mélenchon a précisé : « Le peuple vénézuélien doit se défendre et, s’il le faut, les armes à la main contre l’invasion nord-américaine, et il faut obtenir de manière conséquente la libération du président Maduro, parce que sinon ça signifie qu’on accepte l’opération qui a été faite ».
Une manifestation contre « l’impérialisme américain »
Dans un contexte marqué par des tensions croissantes, la mobilisation contre ce qu’il qualifie d’« impérialisme américain » a suscité de vives réactions. Le leader de la France insoumise a dénoncé l’impératif d’une réponse active du peuple vénézuélien : « C’est d’une gravité exceptionnelle ce qui s’est produit, on n’a jamais vu depuis fort longtemps un enlèvement d’un chef d’État d’un pays », a-t-il déclaré, ajoutant que « qu’il déplaise aux Nord-Américains, on peut le comprendre, mais de là à envahir un pays, c’est une autre paire de manches ».
Le léger rétropédalage de Macron
Ce rassemblement met aussi en lumière la réponse initiale d’Emmanuel Macron qui avait été critiqué pour ses déclarations évoquant une « transition pacifique » au Venezuela. Tandis qu’il avait alors commenté que le peuple vénézuélien pouvait se « réjouir » d’être « débarrassé » de la « dictature Maduro », deux jours plus tard, Macron a précisé que la « méthode utilisée » par Washington pour capturer Nicolás Maduro n’était « ni soutenue ni approuvée » par la France. Cette nuance dans sa position semble pointer vers une volonté d’éloigner la France de toute complicité dans ce qui est perçu comme une agression militaire.