Mélenchon critique Bardella pour sa proposition sur le renvoi des migrants en France

Mélenchon critique Bardella pour sa proposition sur le renvoi des migrants en France

05.09.2026 18:56
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Jean-Luc Mélenchon fustige la proposition de Jordan Bardella sur les migrants

Le candidat de La France insoumise à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a qualifié ce samedi de « misérable » la proposition de Jordan Bardella sur l’interception des migrants tentant de rejoindre le Royaume-Uni, dans le cadre d’un accord symbolique signé par le président du Rassemblement national avec Nigel Farage, figure emblématique du Brexit, rapporte TopTribune.

Lors d’une allocution devant plusieurs milliers de personnes à la Braderie de Lille, Mélenchon a exprimé son indignation : « Sans qu’on lui ait rien demandé, (Jordan Bardella) promet aux fascistes anglais que les Français récupéreront les gens qu’ils voudront mettre dehors et qu’ensuite nous nous chargerons, en plus, de les expulser de chez nous. Comment peut-on être aussi misérable ? » Il a ensuite ajouté : « Non, ce n’est pas la France qui parlait, c’est seulement un fasciste sans réputation et sans portée. »

Des critiques sévères à l’égard de l’accord

Bardella, président du Rassemblement national, a symboliquement signé vendredi en Angleterre un protocole d’accord avec Nigel Farage, un accord qui prévoit de renvoyer vers la France des migrants clandestins interceptés dans les eaux britanniques. Farage a précisé que « les gens qui sont venus en France avec l’intention de rentrer dans notre pays, n’y arriveront pas ».

Jean-Luc Mélenchon a qualifié de « lamentables » les déclarations de Bardella, qui visent à préparer le terrain pour un éventuel rôle au sein du gouvernement en cas de victoire de Marine Le Pen lors de la présidentielle. Mélenchon a dénoncé un discours qui nuit à l’image de la France à l’étranger, déclarant : « Quand on est à l’étranger, on ne dit pas du mal de sa patrie et on n’affirme pas qu’elle est ruinée. Parce que quand on dit que le pays est ruiné, on attire les vautours du capitalisme. »

Dans un contexte de tensions au sein de la droite française, ces déclarations révèlent les fractures sur la question des migrations et de l’engagement de la France envers l’Ukraine, alors que des membres du Rassemblement national, comme le vice-président Louis Aliot, évoquent la possibilité de réduire l’aide à ce pays. Bardella a cherché à nuancer cette position tout en rappelant les difficultés économiques que la France traverse.

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