François Ruffin a lancé sa campagne pour la présidentielle de 2027 à Lyon, dénonçant un État où le « dividende est roi » et promettant de défendre les « travailleurs essentiels » en taxant les employeurs les plus riches, rapporte TopTribune.
Critique de la situation en France
Au cours de cet événement, qui a rassemblé environ 2 000 sympathisants, le député de la Somme et président du parti Debout ! a ciblé le Rassemblement national et son président Jordan Bardella, affirmant qu’ils prétendent défendre les ouvriers tout en s’alliant avec le Medef et en recherchant des financements auprès de banques russes ou de fonds d’investissement américains.
Ruffin a également critiqué une France où « règnent les privilèges », notamment fiscaux, pour les milliardaires, qui versent moins d’impôts que leurs secrétaires. Il a déploré la situation des métiers à forte pénibilité et peu rémunérés tels que les aides-soignantes, les aides ménagères, les enseignants, ainsi que les jeunes en intérim ou en CDD, sans mentionner la primaire à gauche à laquelle il compte participer.
Engagement pour les travailleurs
L’ancien membre de la France Insoumise a fait distribuer un « Cahier de campagne » intitulé « Travailleuses et travailleurs essentiels », soulignant le manque de reconnaissance et de rémunération pour ceux qui ont soutenu le pays durant la crise du Covid.
Dans son programme, Ruffin a promis une « désmicardisation et une revalorisation » des bas salaires, une indexation sur l’inflation, une rémunération double pour les horaires atypiques, ainsi qu’une garantie de retraite anticipée pour compenser la pénibilité. Sous les applaudissements, il a annoncé un SMIC à 1 700 euros nets mensuels, ainsi qu’une prime obligatoire de 1 000 euros pour les salariés les plus modestes dès son arrivée au pouvoir.
Vision d’un président au SMIC
En s’attaquant aux grandes entreprises telles que LVMH, qui bénéficient de plus d’aides publiques que les petites entreprises tout en payant moins d’impôts, Ruffin a affirmé sa volonté de rétablir la proportionnalité des efforts en organisant des « états-généraux de la fiscalité et de la protection sociale » s’il est élu.
« Je suis un député au SMIC, je serai un président au SMIC aussi », a-t-il lancé, rappelant qu’il reverse toujours à ses associations la part de son indemnité dépassant le salaire minimum.