L'importance de l'activité physique pour prévenir la progression de l'arthrose

L’importance de l’activité physique pour prévenir la progression de l’arthrose

22.11.2025 17:46
2 min de lecture

La sédentarité et le risque d’arthrose : une nouvelle analyse

Des études récentes révèlent une augmentation de l’arthrose du genou et de la hanche parmi les populations âgées et peu actives, cont redisant l’idée selon laquelle seules les sollicitations mécaniques répétées causent la maladie, notamment l’usure du cartilage, rapporte TopTribune.

Plusieurs facteurs influent sur cette affection : au-delà de l’âge et du sexe, les gènes, la fonction articulaire, les troubles métaboliques, l’obésité, l’environnement, ainsi que les habitudes de vie, jouent un rôle crucial. Une étude approfondie s’intéresse désormais au rôle exact de la sédentarité dans le développement de l’arthrose, comme le souligne une revue publiée dans la revue Biomedicines.

 Qu’est-ce que l’arthrose ?

L’arthrose se manifeste par un déséquilibre entre la dégradation du cartilage des articulations « portantes » (genoux, hanches) et les mécanismes de réparation. Bien que l’usure mécanique contribue à ce processus, elle ne suffit pas à expliquer toutes les formes d’arthrose. De plus, un apport insuffisant en nutriments (glucose, vitamines, facteurs de croissance, lipides…) perturbe le métabolisme des couches profondes du cartilage, influence l’activité des chondrocytes et favorise ainsi la maladie.

Une synthèse de la littérature scientifique a examiné l’interaction entre la structure du cartilage, le transport des nutriments et l’impact de la sédentarité sur le risque d’arthrose. Elle a mis en évidence que l’entretien du cartilage repose sur deux mécanismes : la diffusion des nutriments vers le cartilage et le rôle du mouvement qui crée un effet de pompage.

 Bouger pour nourrir le cartilage et préserver la santé articulaire

Les recherches montrent que la diffusion des nutriments est beaucoup plus lente dans une articulation immobile que dans une articulation en mouvement. La mobilité articulaire serait donc essentielle pour la nutrition du cartilage, favorisant le transport et le renouvellement du liquide synovial. Par ailleurs, une articulation peu sollicitée peut développer des « films stagnants » sur sa surface, entravant ainsi la circulation des nutriments.

En résumé, toute condition qui ralentit le renouvellement du liquide articulaire, comme une immobolisation prolongée, ou l’épaissit, comme lors d’une inflammation (sinovite inflammatoire), perturbe l’apport nutritif aux cellules cartilagineuses. Par conséquent, cela entraîne la dégradation du cartilage et l’évolution de l’arthrose. À l’inverse, l’activité physique favorise la circulation du liquide synovial, prévient la stagnation et assure l’alimentation des couches profondes du cartilage.

De ce fait, l’exercice physique ne nuit pas au cartilage ; il en favorise au contraire la nutrition par le biais du liquide synovial, tout en maintenant la vitalité des couches profondes, souligne cette analyse cruciale. En revanche, l’inactivité crée un cercle vicieux : un cartilage mal nourri devient plus vulnérable aux contraintes mécaniques et s’endommage plus rapidement.

Cependant, il est important de préciser qu’un manque de sollicitations mécaniques peut également favoriser la dégénérescence, tandis qu’une pression excessive peut provoquer des lésions structurelles. Il est donc essentiel de trouver un juste milieu : une activité modérée, suffisante pour stimuler les chondrocytes, tout en activant les mécanismes anti-inflammatoires et de réparation du tissu.

 Source : Del Río E. Thick or Thin ? Implications of Cartilage Architecture for Osteoarthritis Risk in Sedentary Lifestyles. Biomedicines 2025, 13(7), 1650

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