L'impact du rationnement du sucre sur la santé à long terme : une étude de l'Université de Cambridge

L’impact du rationnement du sucre sur la santé à long terme : une étude de l’Université de Cambridge

02.09.2026 14:37
2 min de lecture

Un rationnement historique du sucre révèle son impact sur la santé

Des chercheurs de l’Université de Cambridge ont analysé les effets à long terme de la consommation de sucre en utilisant le rationnement du sucre au Royaume-Uni après la Seconde Guerre mondiale comme cadre d’étude. Ce rationnement, qui a pris fin en septembre 1953, a provoqué une augmentation significative de la consommation de sucre, avec des enfants nés dans des périodes rapprochées exposés à des niveaux très différents de sucre durant leur développement précoce, rapporte TopTribune.

Une étude sur 64 000 participants

L’enquête a porté sur plus de 64 000 personnes nées en Grande-Bretagne entre 1951 et 1956, basée sur les données de la UK Biobank. Les résultats montrent que ceux nés durant la période de rationnement ont passé une plus grande partie de leurs 1 000 premiers jours de vie en restrictions. Cette phase est cruciale pour le métabolisme et le développement immunitaire, influençant également les préférences alimentaires.

Les chercheurs ont découvert que les individus ayant été exposés plus longtemps au rationnement du sucre pendant leurs premières années de vie montrent une incidence réduite de cinq types de cancers plus tard dans leur vie : cancer du sein, de la prostate, du foie, du rectum et du poumon.

Des effets sur le vieillissement cellulaire

L’étude a également examiné le vieillissement biologique, qui peut différer de l’âge chronologique. Les résultats indiquent que ceux ayant subi un rationnement prolongé du sucre dans leur jeunesse possédaient des télomères plus longs, structures qui protègent les chromosomes et se raccourcissent avec l’âge. Les chercheurs estiment que cette différence représente environ 2,2 années de vieillissement biologique en moins.

De plus, ces participants ont montré des niveaux réduits de granzyme B, une protéine associée à une activation prolongée du système immunitaire. Ces résultats suggèrent qu’une faible exposition au sucre pendant les premières années de vie pourrait être liée à un processus de vieillissement cellulaire plus lent.

Des habitudes alimentaires durables

Un des résultats les plus significatifs concerne les comportements alimentaires à l’âge adulte. Les chercheurs ont conclu que ceux ayant vécu le rationnement du sucre durant leur enfance avaient tendance à consommer moins de sucre à l’âge de 50 ans, leur alimentation étant également plus variée et saine. « Cela suggère que le niveau de sucré auquel on est exposé très tôt dans la vie peut influencer durablement les préférences gustatives », expliquent-ils.

Deux raisons sont avancées : d’une part, la nutrition précoce pourrait influencer le développement du métabolisme et des organes, et d’autre part, une exposition limitée au goût sucré dans les premières années de vie pourrait établir une préférence pour une alimentation moins sucrée à long terme.

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