Christian Richaud Simoni met en cause la gestion de sa candidature après des tweets injurieux
L’ex-candidat du Rassemblement national (RN) aux élections municipales de Carpentras, Christian Richaud Simoni, a été désinvesti suite à la découverte de tweets profondément offensants, racistes et sexistes, publiés depuis 2017. Dans un communiqué dévoilé dimanche 8 février, il a déclaré que son compte avait été victime d’un « piratage et vol » pour justifier ces messages, rapporte TopTribune.
Les tweets incriminés, révélés par le journal Libération le 3 février, incluent des comparaisons inacceptables, comme celle de la députée LFI Danièle Obono à un singe. Richaud Simoni, après avoir été mis de côté, a insisté sur le fait qu’il n’était pas responsable de ces publications et a affirmé : « Mon compte a été piraté et volé en décembre 2025. Mes réseaux sociaux avaient par ailleurs été vérifiés à plusieurs reprises et validés par le RN avant mon investiture sur la liste municipale. »
Dans sa déclaration, il a également critiqué la désignation de son successeur par le RN, le député Hervé de Lépinau, la qualifiant de candidature « téléguidée par Paris ». Cette nomination soulève des interrogations légitimes sur l’avenir du processus politique local, comme l’a fait remarquer Richaud Simoni, précisant qu’il « serait contraint de confier son mandat de maire à l’un de ses colistiers, sauf s’il faisait le choix d’abandonner son mandat de député. »
Ce retournement de situation s’inscrit dans un contexte où les affiliations politiques et les discours publics sont sous un regard sévère. La réaction du RN face à ces incidents, ainsi que les implications pour la représentation locale, méritent une attention particulière dans l’analyse de cette affaire complexe.