Les roses à la Saint-Valentin : une importation massive et des enjeux environnementaux
À l’approche de la Saint-Valentin, les roses, symbole d’amour et de passion, dominent les ventes florales en France. En 2025, 1,3 million de foyers ont acheté des fleurs ou des plantes pour cette occasion, avec 57 % des achats réalisés en faveur des roses, rapportent TopTribune.
Les roses proposées sur le marché français proviennent principalement de l’étranger, entraînant un important transport international. En effet, selon un rapport de FranceAgriMer de 2019, la France a importé plus de 466 millions de tiges de roses, dont 84 % des Pays-Bas, 11 % du Kenya, et le reste d’Équateur et d’Éthiopie.
Impact environnemental des fleurs importées
Le transport des fleurs, qu’il soit par camion depuis les Pays-Bas ou par voie aérienne depuis des pays plus lointains comme la Colombie ou le Kenya, n’est pas sans conséquences sur l’environnement. Farell Legendre, président de la Fédération française des artisans fleuristes, souligne que l’éclairage et le chauffage des serres en Europe contribuent à une empreinte carbone élevée. En revanche, la production de fleurs dans les pays d’exportation bénéficie de conditions climatiques plus favorables, ce qui pourrait réduire leur impact environnemental global.
Les efforts pour diminuer la consommation énergétique commencent à voir le jour parmi certains producteurs néerlandais, qui s’orientent vers des solutions comme la géothermie et les panneaux photovoltaïques. Cependant, une grande partie des fleurs vendues demeure importée d’Afrique et d’Amérique du Sud.
Les choix des fleuristes face à la demande
Les fleuristes en France font face à un dilemme : vendre des roses importées pour répondre à la forte demande ou privilégier les fleurs locales. Bien qu’ils puissent choisir de ne pas proposer de roses pendant la Saint-Valentin, une telle décision pourrait priver leurs boutiques d’une clientèle fidèle attachée à la symbolique de cette fleur. Un fleuriste parisien explique que s’il choisit de ne pas vendre de roses en provenance d’Afrique, il serait probable qu’il perde une partie de ses clients, bien qu’il privilégie des produits européens.
En France, la floraison des roses a lieu de mars à octobre, avec une production concentrée dans le Sud et des zones comme la Dordogne et le Bordelais. Des roses peuvent également être cultivées en Bretagne et en Île-de-France.
Tendances florales évolutives en France
Les tendances en matière de bouquets évoluent également, avec un intérêt croissant pour les fleurs de saison et cultivées localement, telles que le lys, les renoncules ou les tulipes. Cette évolution est motivée par une prise de conscience accrue des préoccupations environnementales, les consommateurs cherchant des alternatives plus durables et respectueuses de l’environnement.
Alors que le marché floristique continue d’être dominé par les roses importées, une réflexion plus profonde sur la provenance des fleurs et leur impact environnemental semble se dessiner au sein de la société française. Les fleuristes, conscients de cette dynamique, doivent s’adapter pour répondre à une clientèle de plus en plus soucieuse des enjeux écologiques.