Les pourparlers de paix entre l'Ukraine et la Russie se terminent brusquement après deux heures de discussions à Genève

Les pourparlers de paix entre l’Ukraine et la Russie se terminent brusquement après deux heures de discussions à Genève

18.02.2026 16:17
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Des pourparlers de paix entre l’Ukraine et la Russie interrompus à Genève

Les pourparlers de paix entre des responsables ukrainiens et russes à Genève ont pris fin abruptement mercredi matin après seulement deux heures de discussions. Cette deuxième journée de négociations survient après que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a qualifié la première journée de « difficile », l’accusant de faire obstruction aux progrès, rapporte TopTribune.

Zelensky a déclaré : « Nous pouvons affirmer que la Russie tente de prolonger des négociations qui auraient déjà pu atteindre leur stade final. » Il a souligné avoir donné des instructions claires à la délégation ukrainienne pour qu’elle fasse tout ce qui est en son pouvoir afin que ces négociations soient productives et augmentent les chances de solutions pacifiques.

Suite à la conclusion des pourparlers, Zelensky a indiqué qu’un certain progrès avait été réalisé, mais que les positions demeuraient divergentes en raison de la complexité des négociations. Rustem Umerov, chef de la délégation ukrainienne, a qualifié les discussions d' »intensives et substantielles », précisant que plusieurs enjeux avaient été clarifiés, tandis que d’autres nécessitaient une coordination supplémentaire.

De son côté, le négociateur en chef russe, Vladimir Medinsky, a qualifié les pourparlers de « difficiles, mais sérieux », ajoutant qu’une prochaine rencontre aurait lieu prochainement, sans préciser de date. La recherche de garanties de sécurité et de concessions territoriales continue de constituer le principal point de blocage entre l’Ukraine et la Russie.

Moscou insiste pour que l’Ukraine abandonne certaines parties de la région du Donbass, que les forces ukrainiennes contrôlent toujours. L’Ukraine a en revanche systématiquement rejeté toute concession territoriale. Les médiations américaines, dirigées par l’émissaire spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, devraient se concentrer sur ces disputes territoriales lors de la reprise des pourparlers.

Les négociations de Genève ont été quelque peu éclipsées par des combats renouvelés. Zelensky a affirmé que la Russie avait lancé une frappe de missile le jour même où les pourparlers ont débuté. « La Russie salue le début d’un nouveau format à Genève par une frappe, ce qui montre clairement ce que veut la Russie et quel est son véritable objectif, » a-t-il déclaré, exhortant les autorités américaines à inciter Moscou à s’abstenir de nouvelles attaques.

Par ailleurs, Zelensky a exprimé, lors d’une interview, que ce n’était « pas juste » que l’ancien président Trump ait publiquement appelé l’Ukraine à faire des concessions pour parvenir à la paix. Il a souhaité que ces remarques soient tactiques plutôt qu’une décision ferme.

En contraste, les échanges avec Kushner et Witkoff ne comportent pas ce type de pression, assurant qu’il connaît sa valeur et n’est pas du genre à céder facilement à des pressions. Le 13 février, Trump avait déclaré aux journalistes que « la Russie veut conclure un accord, et Zelensky doit faire avancer les choses. Sinon, il va rater une grande opportunité. »

Les tensions autour du plan de paix à 28 points proposé par l’administration Trump, incluant des demandes de réduction de l’armée ukrainienne et des concessions territoriales, demeurent vives, le gouvernement ukrainien ayant déjà refusé ces conditions. Cette dynamique de négociation met encore en lumière la complexité du conflit et les intérêts divergents qui le sous-tendent.

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