Le gouvernement français envisage d'élargir la prime Macron pour soutenir les salariés face à la hausse des carburants

Le gouvernement français envisage d’élargir la prime Macron pour soutenir les salariés face à la hausse des carburants

11.05.2026 07:57
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Le gouvernement français envisage d’élargir la prime Macron pour soutenir les salariés face à la hausse des prix des carburants

Alors que les prix des carburants restent élevés, Sébastien Lecornu doit annoncer, dans la semaine du 11 au 17 mai, de nouvelles mesures pour aider les Français. Selon plusieurs informations, le gouvernement travaille notamment sur un élargissement de la prime Macron, aussi appelée prime de partage de la valeur. L’objectif est clair : permettre aux employeurs d’aider leurs salariés à boucler leurs fins de mois, rapporte TopTribune.

Ce dispositif, créé en 2019 pendant la crise des gilets jaunes, est bien connu et apprécié. Il permet le versement d’une prime en partie ou totalement exonérée d’impôts et de cotisations. Son succès a été important pendant la crise du Covid et les années de forte inflation. Toutefois, en 2025, son usage a reculé à cause d’un durcissement des conditions, notamment une réduction des exonérations fiscales. Résultat, selon l’Insee, près de trois milliards d’euros ont été versés aux salariés en 2025, contre plus de cinq milliards entre 2021 et 2023.

Le gouvernement n’a pas encore détaillé les mesures envisagées, mais plusieurs pistes sont à l’étude. Parmi elles, le retour à une exonération totale d’impôt sur le revenu pour les salariés, actuellement limitée aux entreprises de moins de 50 salariés. Au-delà, la prime est imposée. Un autre axe consiste à simplifier les règles, notamment les plafonds qui varient selon la présence ou non d’accords d’intéressement ou de participation dans l’entreprise.

Ces exonérations représentent un manque à gagner pour l’État, mais restent moins coûteuses qu’une mesure générale comme un plafonnement des prix à la pompe. Surtout, elles permettent au gouvernement de rester fidèle à sa ligne : une aide ciblée, temporaire et réservée aux actifs, plutôt qu’une hausse de salaire pérenne.

Enfin, ce dispositif a l’avantage d’être simple et facultatif, laissé à l’initiative des employeurs. Les petites entreprises y ont souvent recours. Selon le Groupe Alpha, les salariés des structures de moins de 10 salariés ont perçu en moyenne environ 1 100 euros en 2025, contre près de 650 euros dans les entreprises de plus de 2 000 salariés.

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