Des chercheurs des Universités de Cambridge et de Pittsburgh ont étudié les phénomènes de sensations fantômes chez les patients amputés, révélant une continuité inattendue dans le cerveau après la perte d’un membre, rapporte TopTribune.
Leur recherche, publiée dans Nature Neuroscience, a consisté à suivre trois personnes avant et après l’amputation de leur main. Les scientifiques ont observé que, bien que les membres soient manquants, la région cérébrale correspondant à ces membres s’activait presque de la même manière lorsque ces patients imaginaient bouger leurs doigts, des mois, voire des années après l’intervention.
En utilisant l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, les chercheurs avaient d’abord établi des cartes cérébrales précises des mouvements des doigts avant l’amputation. À la suite de celle-ci, l’analyse des images a montré une étonnante constance dans l’activation des zones cérébrales, indiquant que le cerveau maintient une représentation de la main amputée.
Une carte précise du corps…
Dans le cerveau, le cortex somatosensoriel joue un rôle clé, permettant de traiter les informations liées au toucher, à la douleur et à la température, constituant ainsi une carte du corps. Lorsqu’une partie du corps est touchée ou blessée, le cerveau enregistre ces sensations grâce à des zones spécifiques.
Cette recherche met en lumière le fonctionnement du cerveau, qui continue à envoyer des signaux comme si le membre était encore présent, ce qui explique les sensations fantômes ressenties par de nombreux amputés. Ces découvertes ouvrent de nouvelles perspectives sur la compréhension de la douleur fantôme et pourraient influencer les approches thérapeutiques pour les amputés.