Ce qui se passe dans le cerveau lorsqu'une personne éprouve de l'amour

Ce qui se passe dans le cerveau lorsqu’une personne éprouve de l’amour

01.03.2026 17:07
2 min de lecture

L’amour, un impératif biologique essentiel

« L’amour est une nécessité biologique – il est aussi essentiel à notre bien-être que l’exercice physique, l’eau et la nourriture », déclare la neuroscientifique Stephanie Cacioppo, autrice de *Wired for Love : A Neuroscientist’s Journey Through Romance, Loss, and the Essence of Human Connection* (Macmillan, 2022). Selon Cacioppo, l’amour s’épanouit dans le cerveau, rapporte TopTribune.

Depuis deux décennies, les recherches se penchent sur notre état d’esprit lorsque nous tombons amoureux. Ces études démontrent que c’est principalement une partie primitive du système de récompense cérébrale qui s’active dans de telles circonstances.

Le cerveau en ébullition

La neuroscientifique Lucy Brown et son équipe de l’Einstein College of Medicine à New York ont utilisé l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle pour étudier 17 personnes « intensément amoureuses », identifiées via « l’échelle de la passion amoureuse », un questionnaire des années 80 évaluant divers aspects de l’amour.

Les chercheurs ont constaté que l’activation de l’aire tegmentale ventrale se produisait chez les participants lorsqu’ils regardaient des images de leur partenaire. Cette région du cerveau est liée à la satisfaction des besoins fondamentaux, tels que manger et boire.

« C’est la zone du cerveau qui controle des réflexes aussi basiques que la déglutition », explique Brown. « Bien que l’on perçoive souvent l’amour romantique comme une émotion complexe, cette activation d’une région aussi fondamentale signifie que l’amour romantique est en réalité une pulsion visant à satisfaire un besoin essentiel. »

D’autres études menées par l’équipe de Stephanie Cacioppo montrent que 12 zones cérébrales collaborent pour libérer des substances telles que la dopamine, l’ocytocine et l’adrénaline, engendrant une sensation euphorique. En revanche, les niveaux de sérotonine chutent considérablement. « Cela explique pourquoi les personnes en début de relation amoureuse peuvent devenir obsédées par des détails, passant des heures à discuter d’un message échangé », ajoutent les chercheurs.

L’amour à long terme : un cerveau qui évolue

Une fois l’excitation initiale d’un nouvel amour estompée, l’engagement d’un couple entraîne une activation accrue dans d’autres zones du cerveau. Des études auprès de couples récemment mariés ont révélé que certaines parties des ganglions de la base, responsables du contrôle moteur, s’activaient lorsque les participants regardaient des images de leur partenaire de longue date.

« C’est une zone du cerveau fortement impliquée dans l’attachement, permettant aux humains de persévérer même dans les moments difficiles », explique Brown.

L’amour à long terme active également des zones plus cognitives comme le gyrus angulaire, associé aux fonctions linguistiques complexes, ainsi que le système des neurones miroirs, qui aide à anticiper les actions d’autrui. Cela explique pourquoi certains couples terminent les phrases de l’autre.

*Connectés pour l’amour : le parcours d’une neuroscientifique à travers l’amour, le deuil et l’essence des relations humaines.

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