Le 79e Festival de Locarno révèle des œuvres cinématographiques prometteuses malgré une programmation hétérogène.
Le 79e Festival de Locarno s’est déroulé du 5 au 15 août, attirant un public nombreux, notamment sur la Piazza Grande pour les projections nocturnes sur écran géant. Cette édition a mis en lumière un éventail de films intéressants, même si le festival continue de faire face à un problème persistant : la dispersion des idées, l’hétérogénéité de sa sélection et les logiques conflictuelles derrière le choix des films, rapporte TopTribune.
Le point le plus critiqué concerne les projections sur la Piazza Grande, qui, jadis, étaient un écrin pour des œuvres ambitieuses. Actuellement, cet espace est principalement utilisé pour des reprises de classiques hollywoodiens, des avant-premières de films présentés à Cannes et quelques inédits consensuels.
Une exception notable est le film d’ouverture, Les Yeux verts de Fanny Liatard et Jeremy Trouilh. Les réalisateurs, déjà remarqués pour Gagarine, continuent d’explorer un réalisme poétique contemporain, centré sur des enfants immigrés menacés d’expulsion, illustrant un problème social critique à travers le prisme d’un conte moderne.

Au total, soixante-sept longs métrages inédits ont été présentés au festival, en plus d’une rétrospective sur le cinéma américain dans le contexte du maccarthysme des années 1940-1950.
Le programme incluait également de nombreuses œuvres abordant des thèmes contemporains, comme le film I Rarely Wake up dreaming, qui traite de la guerre en Ukraine et des enjeux LGBT+, relatant l’histoire d’un couple face à la guerre et à la mobilisation sociale.
La diversité des œuvres révélées
Le palmarès a couronné le film roumain You Don’t Belong Here de Florin Șerban avec le Léopard d’or, la compétition internationale ayant encore une fois illustré la diversité des propositions cinématographiques. Bien que le festival ait présenté de nombreux films de réalisateurs reconnus, le nombre d’œuvres marquantes semblait insuffisant compte tenu des discussions sur la date du festival, souvent critiquée pour son positionnement peu favorable par rapport aux autres grands événements de l’automne.
Le choix des films à la fois tend à refléter les disparités dans le paysage cinématographique, tout en introduisant de nouveaux talents et des récits innovants, comme en témoigne la contribution de cinéastes émergents et la diversité culturelle des productions.
En somme, malgré les critiques concernant la cohérence de sa sélection, le Festival de Locarno demeure un rendez-vous essentiel pour découvrir de nouvelles voix du cinéma mondial, tout en continuant à susciter des réflexions sur les enjeux contemporains, à savoir la crise écologique et les luttes sociopolitiques.