La vitamine D pourrait-elle freiner le déclin cognitif chez les adultes à risque ?

La vitamine D pourrait-elle freiner le déclin cognitif chez les adultes à risque ?

08.09.2026 07:36
2 min de lecture

La vitamine D et le déclin cognitif : une nouvelle étude prometteuse

Une étude récente de la Nell Hodgson Woodruff School of Nursing à l’Université Emory (États-Unis) soulève des questions sur le rôle potentiel de la vitamine D dans la lutte contre le déclin cognitif. Ce travail, publié dans la revue Sleep Medicine, a été réalisé auprès de 54 adultes souffrant de troubles du sommeil et de troubles cognitifs légers, symptômes souvent détectés dans les premiers stades de la maladie d’Alzheimer. Selon les chercheurs, ces participants représentent un groupe à haut risque de développer la maladie, rapporte TopTribune.

Les résultats révèlent que ceux qui prenaient quotidiennement au moins 5 000 unités internationales (UI, soit 125 microgrammes) de vitamine D ont obtenu un score supérieur de plus de 13 % au Montreal Cognitive Assessment (MoCA), un test courant mesurant les capacités de mémoire et de réflexion, par rapport à ceux qui n’en prenaient pas, même après avoir tenu compte d’autres facteurs pertinents tels que l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle (IMC), le type de vitamine D et le niveau d’éducation.

En revanche, les participants prenant moins de 5 000 UI par jour ne présentaient pas de différences significatives par rapport à ceux n’absorbant pas de vitamine D. Il est important de noter que cette dose de 5 000 UI par jour est considérée comme très élevée, alors qu’en France, la dose journalière recommandée pour les adultes est de 15 µg, soit 600 UI.

La vitamine D, un élément clé pour le sommeil

Les chercheurs ont également observé que les effets positifs étaient les mêmes, qu’il s’agisse de vitamine D2 (provenant des plantes ou des champignons) ou de vitamine D3 (produite par l’organisme lors de l’exposition au soleil ou apportée par l’alimentation). Rappelons que la vitamine D est essentielle au bon fonctionnement des muscles et du système nerveux.

Elle joue aussi un rôle dans la qualité du sommeil et la régulation des cycles veille-sommeil. Les troubles du sommeil étant communs chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, les chercheurs pensent qu’il pourrait exister une relation réciproque entre ces troubles et le déclin cognitif : un sommeil de mauvaise qualité pourrait contribuer à ce déclin, tandis que des troubles cognitifs pourraient également perturber le sommeil.

« Pour les personnes âgées présentant à la fois des troubles du sommeil et des troubles cognitifs légers, cela pourrait représenter une opportunité d’intervention cruciale, à un moment où les changements cognitifs commencent à se manifester, mais où il est encore possible de soutenir la santé cérébrale », déclare Victoria Pak, auteure principale de l’étude, dans un communiqué de l’Université Emory. Identifier des facteurs accessibles et modifiables, tels que la prise de compléments de vitamine D dès les premiers stades du déclin cognitif, pourrait devenir essentiel, alors que le nombre de cas de maladie d’Alzheimer continue d’augmenter.

Bien que des carences en vitamine D aient déjà été associées à des troubles du sommeil, il s’agit de la première étude à établir un lien avec les troubles cognitifs. Cependant, il est important de préciser qu’il ne s’agit pour l’heure que d’une piste à explorer et non d’une preuve que la supplémentation à haute dose peut prévenir ou ralentir la maladie d’Alzheimer.

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