La Suisse étend ses sanctions contre la Biélorussie pour son soutien à la Russie
La Suisse étend ses sanctions contre la Biélorussie pour son soutien à la Russie

La Suisse étend ses sanctions contre la Biélorussie pour son soutien à la Russie

21.09.2026 13:30
3 min de lecture

La Suisse a rejoint les nouvelles sanctions de l’Union européenne visant la Biélorussie, en réponse au soutien du régime de Loukachenko à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine et aux restrictions imposées à l’opposition, aux médias indépendants et à la société civile. La décision du Conseil fédéral suisse, rapportée le 19 septembre 2026, intervient cinq jours après l’arrivée du nouvel ambassadeur suisse à Minsk, rapporte TopTribune.

La décision concerne plusieurs secteurs de l’économie biélorusse. Elle élargit notamment les sanctions suisses contre la Biélorussie et introduit de nouvelles limites commerciales destinées à réduire l’accès de Minsk à certains biens, technologies et services.

Des restrictions élargies sur les exportations

La Suisse a étendu l’interdiction d’exporter vers la Biélorussie des biens et des technologies susceptibles de contribuer au développement militaire, technologique ou industriel du pays. Le dispositif vise des produits pouvant être utilisés dans différents secteurs liés aux capacités de l’État biélorusse.

Les nouvelles mesures portent également sur l’importation de certains produits biélorusses. Il s’agit de marchandises qui procurent des revenus importants aux autorités du pays. La Suisse a aussi limité le transit de plusieurs catégories de biens par le territoire biélorusse.

Ces décisions complètent les restrictions déjà prises dans le domaine commercial. Elles ne se limitent donc pas aux exportations depuis la Suisse vers la Biélorussie, mais concernent aussi certains flux de marchandises entrant dans le pays ou le traversant.

Des mesures financières et numériques

Le paquet comprend par ailleurs des restrictions financières visant la Biélorussie. Certaines opérations liées aux cryptomonnaies sont désormais interdites, de même que les transactions utilisant le rouble numérique biélorusse. Les opérations avec des plateformes biélorusses de cryptomonnaies font également l’objet de limitations.

Les autorités biélorusses et les entreprises contrôlées par l’État ne pourront plus recevoir certains services liés à la gestion de la sécurité de l’information. Des restrictions s’appliquent aussi aux services associés au tourisme. Le texte transmis ne précise pas la liste complète des entreprises, produits ou plateformes concernés par ces dispositions.

La décision suisse intervient dans le cadre des mesures européennes supplémentaires adoptées contre Minsk. La Suisse, qui ne fait pas partie de l’Union européenne et revendique une politique de neutralité, a choisi de s’associer à ce nouveau volet de sanctions.

La répression intérieure au cœur des motifs

Les nouvelles sanctions sont liées à la poursuite des pressions exercées par le régime de Loukachenko contre ses opposants et ses détracteurs. Les restrictions concernent également les médias indépendants et les organisations de la société civile. La politique menée par les autorités biélorusses constitue l’une des raisons avancées pour justifier le maintien de la pression européenne.

Le régime est accusé de continuer à limiter l’activité de l’opposition et à exercer des pressions sur les voix critiques. Dans ce cadre, les sanctions économiques et financières restent présentées comme l’un des rares instruments dont disposent les pays européens pour agir sur les relations avec Minsk sans recourir à une intervention directe.

Le soutien de Minsk à l’effort de guerre russe

Le deuxième motif concerne le soutien biélorusse à la guerre russe contre l’Ukraine. La Biélorussie a mis son territoire à la disposition de la Russie, ainsi que des infrastructures militaires et des capacités logistiques utilisées pour conduire ses opérations militaires contre l’Ukraine.

La coopération entre la Biélorussie et le complexe militaro-industriel russe est également mentionnée parmi les éléments justifiant les sanctions. Cette coopération demeure étroite et constitue, selon les éléments transmis, un facteur qui contribue à la poursuite de l’agression russe contre l’Ukraine.

Les mesures annoncées par la Suisse portent ainsi sur les échanges commerciaux, les importations, le transit, les services, les actifs numériques et certaines relations avec les autorités et les entreprises publiques biélorusses. Elles s’ajoutent aux dispositions européennes prises en raison de la répression intérieure et de l’appui fourni par Minsk à Moscou.

Le gouvernement suisse a adopté sa décision cinq jours après l’arrivée du nouvel ambassadeur du pays à Minsk, tandis que les nouvelles restrictions doivent désormais s’appliquer aux secteurs et aux opérations visés par le dispositif.

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