La SNCF face à une nouvelle concurrence : Velvet s'implante à Bordeaux, Nantes, Rennes et Angers avec sa licence.

La SNCF face à une nouvelle concurrence : Velvet s’implante à Bordeaux, Nantes, Rennes et Angers avec sa licence.

04.09.2026 08:17
2 min de lecture

L’entreprise ferroviaire Velvet a récemment obtenu l’autorisation nécessaire pour opérer sur le réseau ferré français, un développement marquant annoncé ce mardi. Ce document, délivré par le ministère des Transports, est une condition essentielle pour poursuivre son objectif de rivaliser avec la SNCF en offrant des services de trains à grande vitesse, rapporte TopTribune.

Cette licence représente l’une des deux autorisations indispensables pour mener des activités de transport ferroviaire en France. Elle permet ainsi à Velvet de planifier des opérations dans l’ouest du pays, avec des liaisons prévues depuis Paris vers quatre villes : Bordeaux, Nantes, Angers et Rennes. Les premiers départs seraient programmés pour 2028.

Confirmation de la solidité de l’entreprise

Pour Velvet, l’obtention de cette licence est un gage de sa viabilité juridique et financière. Fondée par Rachel Picard, ex-dirigeante de la SNCF, la société veut se positionner sur le marché du ferroviaire. Comme l’a souligné Thimothy Jackson, co-fondateur de Velvet, ce document permet d’accéder aux infrastructures nécessaires et de commencer le recrutement du personnel opérationnel.

Avant de mettre ses services en place, deux étapes cruciales restent à franchir :

  1. Commander les créneaux de passage auprès de SNCF Réseau
  2. Obtenir le certificat de sécurité

En termes de financements, Velvet a réussi à lever un milliard d’euros pour élaborer son offre, dont 850 millions d’euros destinés à l’acquisition de douze rames Avelia Horizon neuves commandées à Alstom.

Alors que le marché français des trains à grande vitesse s’ouvre davantage à la concurrence, la SNCF demeure l’acteur principal, contrôlant presque toutes les lignes du pays. L’opérateur historique doit faire face à la présence d’l’italien Trenitalia, qui est déjà actif sur la ligne Paris-Lyon-Marseille ainsi qu’à destination de Milan. De son côté, l’espagnol Renfe réduit ses ambitions : son projet de liaison Barcelone-Toulouse a été abandonné, et il se limite désormais à deux liaisons transfrontalières quotidiennes, Marseille-Madrid et Lyon-Barcelone.

D’autres acteurs, tels que Le Train, Kevin Speed et l’entreprise britannique Virgin, visent également le marché français. Face à cette éclosion de nouvelles initiatives, la SNCF appelle ses futurs concurrents à ne pas se concentrer uniquement sur les lignes les plus rentables, mais à desservir également les gares intermédiaires afin d’assurer une meilleure desserte des territoires.

La nouvelle concernant Velvet a suscité des commentaires lors de l’émission Estelle Midi, diffusée le 1ᵉʳ septembre 2026. Le journaliste Benjamin Muller a évalué cette évolution de manière positive : « Plus il y aura de concurrence, plus cela sera bénéfique pour les prix, réjouissons-nous de cette situation », a-t-il exprimé, après avoir déjà critiqué les tarifs de la SNCF dans une précédente intervention.

La présentatrice Estelle Denis a partagé cet enthousiasme, souhaitant surtout une augmentation du nombre de trains disponibles. « Les trains, même réservés deux mois à l’avance pour le sud, affichent complet presque immédiatement », a-t-elle fait remarquer.

Pour le moment, Velvet doit encore obtenir son certificat de sécurité et finaliser la négociation de ses créneaux avec SNCF Réseau avant de faire circuler la moindre rame vers l’ouest de la France.

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